Esquisse en octobre
de Tomas Tranströmer(2015)
1 min lectură
Mediu
Le remorqueur a des taches de rousseur. Que fait-il si loin dans les terres ?
C’est une lourde lampe éteinte dans le froid.
Mais les arbres ont des teintes impétueuses. Des signaux envoyés à l’autre rive !
Comme si certains d’entre eux voulaient qu’on vienne les prendre.
En rentrant chez moi, je vois que les coprins jaillissent du gazon.
Ce sont les doigts désemparés de celui
qui a longtemps sangloté seul dans l’obscurité du sol.
Nous sommes à la terre.
(Tomas Tranströmer, Sentiers, 1973)
