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Portret Sabine Sicaud

Sabine Sicaud

(n. 23 Feb 1913)

"Née dans une famille lettrée du Sud-Ouest de la France le 23 février 1913, elle présenta dès l’enfance des dons littéraires rares. Ses "Poèmes"
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CLOCHES DE PÂQUES

- Les cloches sont parties… Les grosses cloches les premières. Ou les petites, que sait-on? si diverties, Si pimpantes de s’en aller toutes

Sabine Sicaud

LE JASMIN

Un nom de fleur… Pour vous, ce n’est peut-être Qu’un nom charmant, sans plus. Il en est tant! Pour d’autres, c’est peut-être, à la fin du

Sabine Sicaud

Corrida de Muerte, poème inédit

Du sang… Je le sais trop. J’en ai l’horreur, Le remords comme vous qui chérissez les bêtes. Mais ce vertige de soleil ! cette couleur De Goyas

Sabine Sicaud

La graine de raisin oubliée

Adieu, paniers! Les vendanges sont faites! Qu’attends-tu, graine que je sais, doux grain vivant Qui s’obstine, grain tendre?... C’est le

Sabine Sicaud

La chanson du petit caillou

On le croit silencieux : moi je sais qu’il chante. Il chante, au bord du chemin, sa chanson de petit caillou. Mais comme il chante à voix basse,

Sabine Sicaud

Le chemin des chevaux

N’as-tu pas un cheval blanc Là-bas dans ton île? Une herbe sauvage Croît-elle pour lui? Ah! Comme ses crins flottants Flottent dans les bras

Sabine Sicaud

La châtaigne

Peut-être un hérisson qui vient de naître? Dans la mer, ce serait un oursin, pas bien gros… Ici, la boule d’un chardon – peut-être Ou le pompon

Sabine Sicaud

FAFOU

Chimère, dromadaire, Kangourou? Non. Rien que cette ombre chinoise, Fafou, sur la fenêtre, à contre-jour, Fafou, Toute seule et pensive… Un

Sabine Sicaud

La glycine

Ô beau pied de glycine Qui rampes sur le toit! Glycine en fleurs, tendre glycine – bleu pavois Des grilles, des balcons, des murs trop neufs, des

Sabine Sicaud

Le chemin des arbres

I. Le Chemin du cèdre J’ai rencontré le cèdre Nous nous sommes tous deux reconnus. Il m’a dit : « C’est toi, toi que je sais, dont les bras

Sabine Sicaud

Le papillon de nuit

Dans le ciel, une fleur sombre Va silencieusement… Petite barque ramant, Avion planant dans l’ombre. Sur les ailes, de gros yeux… Quel oiseau

Sabine Sicaud

Et que m’importe la coque de ton âme

Et que m’importe la coque de ton âme, qu’elle soit jeune ou vieille, épaisse ou fine; que l’on t’appelle un homme ou une femme, que tu sois une

Sabine Sicaud

Au jardin

Le bébé, dans le jardin, Comme un petit chat se glisse. « Bonjour ! » dit le romarin. « Je sens bon » dit la mélisse. « Comme il fait beau ce

Sabine Sicaud

AH! LAISSEZ-MOI CRIER

« Ah! Laissez-moi crier, crier, crier … Crier à m’arracher la gorge! Crier comme une bête qu’on égorge, Comme le fer martyrisé dans une forge

Sabine Sicaud

LA ROSE BLEUE

Je ne te connais pas, rose qui n’est pas rose, Ni couleur de soleil, ni de rouge velours, Ni d’un blanc de petite nonne, et qui me cause Une

Sabine Sicaud

La Solitude

Solitude... Pour vous cela veut dire seul, Pour moi - qui saura me comprendre ? Cela veut dire : vert, vert dru, vivace tendre, Vert platane,

Sabine Sicaud

Le chemin de l\'amour

Amour, mon cher Amour, je te sais près de moi Avec ton beau visage. Si tu changes de nom, d\'accent, de coeur et d\'âge, Ton visage du moins ne

Sabine Sicaud

La chèvre

L’herbe est si fraîche, ce matin, Que son velours tendre nous hante Son velours neuf qui sent la menthe, Le jeune fenouil et le thym. La vache

Sabine Sicaud

DIEGO

Son nom est de là-bas, comme sa race. L’œil vif, le pas dansant, les cheveux noirs, C’est un petit cheval des sierras, qui, le soir, Longtemps,

Sabine Sicaud

Demain

(Poème inachevé) Tout voir - je vous ai dit que je voulais tout voir, Tout voir et tout connaître ! Ah! ne pas seulement le rêver…le pouvoir

Sabine Sicaud

La bruyère

Ô bruyère, bruyère, Je croyais te connaître et je ne savais rien De cette odeur mêlée à la rumeur légère Qui vient du fond des pignadas,

Sabine Sicaud

Douleur, je vous déteste

L\'Honneur de souffrir Anna de Noailles. Douleur, je vous déteste ! Ah! que je vous déteste ! Souffrance, je vous hais, je vous crains, j\'ai

Sabine Sicaud

BONNETS DE BAIN

Voyez… voyez, la mer, comme un étang, Se jaspe de fleurs vives : Nénuphars éclatants, Rouges nélumbiums, iris jaunes des rives… Le vent du

Sabine Sicaud

Chemins de l\'ouest

Pour qui vous a-t-on faits, grands chemins de l\'Ouest? chemins de liberté que l\'on suppose tels et qui mentez sans doute... Espaces où

Sabine Sicaud

Aux médecins qui viennent me voir

« Je ne peux plus, je ne peux plus, vous voyez bien… C’est tout ce que je puis. Et vous me regardez et vous ne faites rien. Vous dites que je

Sabine Sicaud

LA CHATTE ET SON FILS

La petite panthère noire aux yeux dorés Nous apporte son fils… Dans la maison amie, Elle déménage et le cache à son gré – Tiède boule innocente

Sabine Sicaud

Carte postale

Quand l’anémone rouge et les jacinthes bleues Fleurissent les parcs d’Angleterre, Une petite fille en robe rouge ou bleue Descend les escaliers de

Sabine Sicaud

Chemins de l’est

Quand j’étais Russe, il m’arrivait de m’appeler Katia, Masha, Tania. J’avais une niania, une baba, tout ce qui chante en a dans les noms

Sabine Sicaud

La paix

Comment je l\'imagine ? Eh bien, je ne sais pas... Peut-être enfant, très blonde, et tenant dans ses bras Des branches de glycine

Sabine Sicaud

Chemins du Sud

Chemins du Sud avec un nom qui vous fait mal certains jours à force de creuser des nostalgies… Inscrits en rouge ou bleu sur le cristal de vos

Sabine Sicaud

CHEMINS DU NORD

Lorsque \"je pâlissais au nom de Vancouver\" et que j\'étais du Nord trop de froid traversait ma pelisse d\'hiver et mon bonnet de bêtes

Sabine Sicaud

Château Biron

Sur les chemins nus, plus personne. Couleur de sanguine pâlie Un horizon de bois frissonne. De quelle âpre mélancolie Nous enveloppe ici

Sabine Sicaud

Feuilles de carnet (extraits)

N’oublie pas la chanson du soleil, Vassili. Elle est dans les chemins craquelés de l’été, dans la paille des meules, dans le bois sec de ton

Sabine Sicaud

Jours de fièvre

Ce que je veux ? Une carafe d\'eau glacée. Rien de plus. Nuit et jour, cette eau, dans ma pensée, Ruisselle doucement comme d\'une fontaine.

Sabine Sicaud

Le chemin du bonheur

Le bonheur ? Oh ! tant de visages… Petits et grands bonheurs, vieux et jeunes bonheurs, Bonheurs sans âge. Le brin d’herbe oublié derrière les

Sabine Sicaud

Matin d’automne

C’est un matin…non pas un matin de Corot Avec des astres et des nymphes sur la terre, C’est un coin tout petit, entre des murs de pierres Pas

Sabine Sicaud

Le carrefour

Est-ce ma route ? Soit. Pour aujourd’hui Je la suivrai jusqu’à la nuit. Au petit jour, demain, si je me suis trompée, Un Carrefour viendra. La

Sabine Sicaud

Des livres - soit…

Des livres ? soit. Mais en hiver. Que le jardin soit gris, la vitre grise ! Que la brise, dehors, soit de la bise Et la chaleur, dedans, celle de

Sabine Sicaud

La Grotte des Lépreux

Vallée du Gavaudun. Ne me parlez ni de la tour, Ni des belles ruines rousses, Ni de cette vivante housse De feuillages en demi-jour. La

Sabine Sicaud

Potage basque, poème inédit

Le rouge du piment, celui de la tomate, Luisent joyeusement contre le petit mur. Le bel oignon de cuivre et le melon trop mûr Joignent leur

Sabine Sicaud

La vieille femme de la lune

On a beaucoup parlé dans la chambre, ce soir. Couché, bordé, la lune entrant par la fenêtre, On évoque à travers un somnolent bien-être, La

Sabine Sicaud

Le camélia rouge

Au milieu des plantes fragiles qu’une vitre épaisse défend, plusieurs boutons pointent, fragiles, un premier cocon vert se fend. Déjà, le long

Sabine Sicaud

Printemps

Et puis, c’est oublié. Ai-je pensé, vraiment, ces choses-là ? Bon soleil, te voilà Sur les bourgeons poisseux qui vont se déplier. Le miracle

Sabine Sicaud

L’heure du platane

Sentez-vous cette odeur, cette odeur fauve et rousse de beau cuir neuf, chauffé par l’automne qui flambe? Tous les cuirs du Levant sont là, venus

Sabine Sicaud

Le chemin de l’oiseau

C’est l’oiseau de malheur qui traverse la route. Je ne choisirai pas cette route ni l’autre Où des oiseaux tout court ont trop chanté À la

Sabine Sicaud

Le chemin des chansons

C’est la chanson du pauvre noir, sa chanson de route. Dans l’île de sa case où la nuit chaude écoute cette chanson est née. D’une voix basse et

Sabine Sicaud

Les bégonias

Ce sont les bégonias clairs couleur de fruits, couleur de chair, couleur de coquillages pâles. Bégonias aux lourds pétales couleur de perles et

Sabine Sicaud

Les papillons de jour

Dans le ciel, une fleur de fève, Qui tourne et vole et cabriole… Flocons passant en farandoles Que la brise soulève… Ailes s’ouvrant comme des

Sabine Sicaud

Les vieux tilleuls

Peut-être, quelques temps, des gens se trouveront Pour dire : « Il était là des arbres vénérables » ; Mais d\'une ombre si large, et fraîche, et

Sabine Sicaud

Le chemin des veuves

Veuves – tant de veuves si veuves avec ce nom créé pour elles, avec ce noir comme preuve. Pauvre veuve. On dit : pauvre veuve, et c’est le

Sabine Sicaud

Les Fontanelles

Ce n’est qu’une maison blanche entre les arbres… Petites fontaines… Sans doute Il fut là parmi les reflets De sources et de ruisselets Tous

Sabine Sicaud

Le tamaris

Tout l’hiver, le laurier t’a bravé. Tout l’hiver, Les deux ifs, s’éventant de leurs franges épaisses, Tout dit : « N’aimes-tu pas cette fraîcheur

Sabine Sicaud

LES PÈLERINS DE LA DUNE

Les pins…Les pins aux verts cheveux, Aux sandales d’or et de cuivre, Un par un, deux par deux, Droit devant eux, S’en vont, comme

Sabine Sicaud

Le chemin du guerrier

Et tous invoquaient Dieu Mon Dieu est grand Dit le guerrier qui va-t-en guerre. Je gagnerai la guerre. Mon Dieu est juste Dit le guerrier

Sabine Sicaud

Vigne vierge d’automne

Vous laissez tomber vos mains rouges, Vigne vierge, vous les laissez tomber Comme si tout le sang du monde était sur elles. À leur frisson,

Sabine Sicaud

L’allée des bambous

Je sais un tunnel, un tunnel au porche vert, Où nul train ne passe… L’été, le soleil y sème, de place en place, De petites mosaïques; l’hiver, La

Sabine Sicaud

Le cinéma

Le cinéma (pour un vieux Monsieur qui ne comprend pas le cinéma) Trou d’ombre. Grotte obscure, où l’on sent, vaguement, Bouger des êtres. La

Sabine Sicaud

LE FUNICULAIRE DE LA RHUNE

Joujou de bois garni, le petit train se hisse Par des chemins à lui, dont on s’effraye un peu, Vers le sommet qui semble fuir, lilas et

Sabine Sicaud

Le petit cèpe

Va, je te reconnais, jeune cèpe des bois... Au bord du chemin creux, c\'est bien toi que je vois Ouvrant timidement ton parapluie. A-t-il plu

Sabine Sicaud

MALADIE

Filliou…Je veux Filliou. Ne t’en va pas, Filliou. Ferme la porte. Sortir? Pour aller où? Dis? Je ne veux pas que tu sortes! J’ai tout le

Sabine Sicaud

Le cytise

Non, pas une glycine. Au lieu de grappes mauves, Ce sont des grappes d’or… On dirait des pendants d’oreilles de jadis, en bel or fauve… Ou des

Sabine Sicaud

Le chemin des jardins

Jusqu’ici le cœur se cachait dans l’arbre et l’arbre touffu savait le défendre. Mais les émondeurs tourmentèrent l’arbre. Le cœur s’en

Sabine Sicaud

Le chemin de sable

Ne pas se rappeler en suivant ce chemin... Ne pas se rappeler... Je te donnais la main. Nos pas étaient semblables, Nos ombres s\'accordaient

Sabine Sicaud

Le premier cyclamen

Il est petit… c’est un bébé. Sa première fleur est ouverte. On dirait un volant tombé Sur le bord de raquettes vertes. Dix feuilles rondes à

Sabine Sicaud

Le chemin des Hors-la-loi

C’est le chemin des Hors-la-loi Sans pavés. Sans poteaux ni bornes. Sans fils télégraphiques En portées de musique. Sans affiches rouges ou

Sabine Sicaud

Vous parler ?

Vous parler ? Non. Je ne peux pas. Je préfère souffrir comme une plante, Comme l\'oiseau qui ne dit rien sur le tilleul. Ils attendent. C\'est

Sabine Sicaud

LES FLEURS DE FÈVES

Une odeur de vanille, insistante, si douce… Les fèves sont en fleurs! Un papillon, puis deux, entre les jeunes pousses – Déjà, ce long parfum

Sabine Sicaud

Quand je serai guérie

Filliou*, quand je serai guérie, Je ne veux voir que des choses très belles... De somptueuses fleurs, toujours fleuries ; Des paysages qui

Sabine Sicaud

Le chemin des Hauts-Plateaux

I C’est le chemin des Hauts-Plateaux, Le petit chemin sec en bordure du ciel. Un chêne rabougri s’y dresse entre les ronces. Des vallons

Sabine Sicaud

Le chemin de Dieu

Il est plusieurs chemins dans le Royaume de mon père… S’ils se côtoient, se croisent ou s’ignorent, ont leurs pentes de joies, leurs gouffres,

Sabine Sicaud

Médecins

Ne cherchez donc pas dans vos livres! Est-il si compliqué de vivre? Quel mal ils m’auront fait, ces tristes médecins… Je ne dis pas que ce soit à

Sabine Sicaud

Le Chemin du moulin

Embranchement. Le moulin me fait signe. Ce n’est pas un moulin à vent Mais ses ailes battent dans l’eau secrètement Et ses canards sont blancs

Sabine Sicaud

Les trois chansons

Entends la chanson de l\'eau... Comme il pleut, comme il pleut vite ! Il semble que des grelots Dans la gouttière s\'agitent. À l\'abri dans

Sabine Sicaud

Le chemin creux

Le vieux chemin creusé d\'ornières ? Il a trop plu. Le vieux chemin de la Carrière, Celui du vieux moulin qui ne moud plus, Le chemin du

Sabine Sicaud

Nivôse

Laissez tomber les plumes de la neige… Les oiseaux qui les ont perdues apportent des nouvelles toutes blanches… Les ailes qui les ont

Sabine Sicaud

Le chemin de crève-coeur

Un seul coeur? Impossible Si c\'est par lui qu\'on souffre et que l\'on est heureux. On dit : coeur douloureux, Coeur torturé, coeur en

Sabine Sicaud

Premières feuilles

Vous vous tendez vers moi, vertes petites mains des arbres, Vertes petites mains des arbres du chemin. Pendant que les vieux murs un peu plus se

Sabine Sicaud

Pluviôse

Il pleut. Il pleut à petit bruit Sur le vieux chemin de traverse… - Quel Dieu, pour nous punir te verse, Ô campagne, le jour, la nuit, Cette

Sabine Sicaud

Thermidor

Des lézards et des chats suis-je la sœur? D’où me vient cet amour des pierres chaudes Et de ce plein soleil où rôdent Comme des taches de

Sabine Sicaud

Quand j’habitais Florence

Quand j’habitais Florence avec tous mes parents, Ma mère, ma grand-mère et l’arrière grand-mère Aux longs cheveux d’argent, J’aimais tant les iris

Sabine Sicaud

Un médecin ?

Un médecin ? Mais alors qu’il soit beau ! Très beau. D’une beauté non pas majestueuse, Mais jeune, saine, alerte, heureuse ! Qu’il parle de plein

Sabine Sicaud

Les petits lapins blancs, poème inédit

Un tas de neige, dans un coin, c’est Hermine. Contre le grillage, des flocons en rang : les fils d’Hermine. Ils guettent le jour. Clignant de

Sabine Sicaud

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