Rosemonde Gérard›Poezii
(0 texte)Naissance à Paris de Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard,le 5 avril 1871. Son parrain était le poète Leconte de Lisle et son tuteur Biografia completă →
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Les canards
Ils vont, les petits canards, Tout au bord de la rivière, Comme de bons campagnards. Barboteurs et frétillards, Heureux de troubler l’eau
La grenouille
La grenouille chante au bord de l’étang, Qui, sous un rayon de lune tremblote ; Dans le crépuscule où du rêve flotte, C’est un chant très doux et
Les peupliers
Les grands peupliers longent le ruisseau ; Et vont, d’un air grave, Reverdis à neuf par le renouveau Qui fait l’air suave. Un par un, faisant
La tortue
Tortue, ô ma petite sœur, Moi, je sais que tu suis un rêve, Dans le gazon gonflé de sève, Dans le jardin qui sent la fleur. Tous ceux qui n’ont
Recette pour faire une chanson d’amour
Pour faire une chanson nouvelle, On peut demander à l’oiseau Le secret d’une ritournelle Et le mystère d’un scherzo ; On peut aussi prendre une
Dernière chanson
Il faut bien peu de chose Pour travailler : Une plume, une rose, Un encrier, Un rêve qui se pose Sur le papier… Il faut bien peu de chose Pour
Ceci est mon testament
Je vous laisse, Ami cher, cette frivole estampe Que vous aviez trouvé me ressembler beaucoup ; La mèche de cheveux qui frisait sur ma tempe, Le
Le rouge-gorge
Dans un joli bois de chez nous, Un bois d’églantiers et de houx, Il y avait encore Un de ces oiseaux merveilleux, Vert, jaune, rouge, orange
L’églantine
Nous avions en courant descendu la colline… Sur un buisson foncé luisait une églantine, Mélancolique fleur sans parfum, ni rayons, Qui n’arrête
Pourquoi je t’aime
Pourquoi je t’aime ? Hélas ! mon cœur Voudrait comprendre son délire : C’est peut-être à cause d’un pleur ? Peut-être à cause d’un sourire
Le Martin-Pêcheur
Du temps que, sur les eaux, toutes choses vivantes Vivaient dans l’Arche de Noé : Les femmes, les bergers, les animaux, les plantes, On eut besoin
Le potager
Les oiseaux commençaient leur musique légère ; Les arbres échangeaient les premiers hannetons ; Et l’on voyait au loin passer une bergère Qui
Instants. XXII
« La même chose… car, en moins d’une seconde, Voici que ce jardin est devenu le monde… La même chose… car voici que chaque instant N’est plus
L’hirondelle
Je marchais… je cherchais quelque doux raccourci Pour, au clocher voisin, arriver la première. Le vieux berger, au front plus jaune qu’un
Le pinson
À qui parle-t-il, le pinson, Lorsqu’il dit : « Vite… vite… vite… » À la journée ? à la saison ? Au cœur d’or de la marguerite ? Veut-il dire
L’abeille
Le savant gribouri, qu’on nomme « secrétaire », Sait écrire son nom sur la vigne du mur ; La fourmi fait courir des couloirs sous la terre ; Le
Les coucous
Une nuit, lorsque les hiboux Dorment dans un arbre paisible, Le printemps, d’un doigt invisible, Dans l’herbe plante les coucous. Aux pieds des
Le roitelet
Dans un grand arbre, un roitelet Chante sa chanson la plus pure… L’arbre semble un cœur qui parlait. Et le chant semble une verdure. Est-ce,
La Princesse lointaine
L’amour aux magnifiques flammes Dirige la nef sur les flots, Et c’est encor l’amour qui rame Avec le cœur des matelots ; Tout autour du frère
La chaumière
La chaumière, dans le bosquet, Se coiffe d’un chapeau de paille. Parmi les arbres en bouquet On peut voir sa blanche muraille, Et l’or de son
Le bouquet
Et vous m’apporterez des fleurs… oh ! pas en perle Et pas de gerbe riche au feuillage important ! Mais, imprégné d’un chant de fauvette ou de
Ivory
À ma Mère Ivory, cher petit village, Où ma mère, au bord d’un ruisseau, Regardait son jeune visage Et causait avec les oiseaux ; Ivory, doux
Le jardin
Olympio pleurait parmi le paysage, Parce que les rameaux lui rappelaient soudain D’immenses papillons dans de petites mains Et d’éclatants cheveux
La chanson du nuage
Fait de brouillard et de lumière Entre le matin et le soir, Lorsqu’il se penche sur la terre Le nuage n’est qu’un miroir. Il voudrait bien,
