Hector de Saint-Denys Garneau›Poezii
(0 texte)(Montréal, 1912 - Sainte-Catherine-de-Fossambault, 1943) Poète, Saint-Denys Garneau est l'arrière-petit-fils de François-Xavier Garneau. Il passe son Biografia completă →
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Maison fermée
Je songe à la désolation de l\'hiver Aux longues journées de solitude Dans la maison morte — Car la maison meurt où rien n\'est ouvert — Dans
Cage d’oiseau
Je suis une cage d\'oiseau Une cage d\'os Avec un oiseau L\'oiseau dans ma cage d\'os C\'est la mort qui fait son nid Lorsque rien
Les Grands Saules chantent
Les grands saules chantent Mêlés au ciel Et leurs feuillages sont des eaux vives Dans le ciel Le vent Tourne leurs feuilles D\'argent Dans
Fièvre
Reprend le feu Sous les cendres Attention On ne sait pas Dans les débris Attention On sait trop bien Dans les débris Le moindre souffle
Spleen
Ah ! quel voyage nous allons faire Mon âme et moi, quel lent voyage Et quel pays nous allons voir Quel long pays, pays d’ennui. Ah ! d’être
Aimer
Ne pas pouvoir aimer, oh ! c\'est mourir, hélas ! Car on vit pour aimer et l\'on aime pour vivre. Que serait un sommeil qui ne connaîtrait
Flûte
Tous les champs ont soupiré par une flûte Tous les champs à perte de vue ondulés sur les buttes Tendus verts sur la respiration calme des
Spectacle de la danse
Mes enfants vous dansez mal Il faut dire qu\'il est difficile de danser ici Dans ce manque d\'air Ici sans espace qui est toute la
Saules
Les saules au bord de l’onde La tête penchée Le vent peigne leurs chevelures longues Les agite au-dessus de l’eau Pendant qu’ils songent Et se
Pins à contre-jour
Dans la lumière leur feuillage est comme l\'eau Des îles d\'eau claire Sur le noir de l\'épinette ombrée à contre-jour Ils ruissellent Chaque
L’automne, 1927
Tendre nature, hier tu souriais d\'amour, Le printemps embaumé t\'apportait ce beau jour; Au soleil renaissait une splendeur nouvelle, Les
Silence
Toutes paroles me deviennent intérieures Et ma bouche se ferme comme un coffre qui contient des trésors Et ne prononce plus ces paroles dans le
Les enfants
Les enfants Ah! les petits monstres Ils vous ont sauté dessus Comme ils grimpent après les trembles Pour les fléchir Et les faire pencher
Un mort demande à boire
Un mort demande à boire Le puits n\'a plus tant d\'eau qu\'on le croirait Qui portera réponse au mort La fontaine dit mon onde n\'est pas pour
Les pins
Les grands pins, vous êtes pour moi semblables à la mer. La rythmique lenteur de vos balancements, Vos grands sursauts quand vous luttez contre le
La voix des feuilles
La voix des feuilles Une chanson Plus claire un froissement De robes plus claires aux plus transparentes couleurs. (Hector de Saint-Denys
Parole sur ma lèvre
Parole sur ma lèvre déjà prends ton vol, tu n\'es plus à moi Va-t-en extérieure, puisque tu l\'es déjà ennemie Parmi
L’automne, 1926
Entre les feuilles aux vives couleurs, Le Soleil, aux rayons ardents, Se mire dans le ruisseau qui pleure, Y fait danser mille diamants.
Les cils des arbres
Les cils des arbres au bord de ce grand oeil de la nuit Des arbres cils au bord de ce grand oeil la nuit Les montagnes des grèves autour de ce
Pins
Vert duvet Bleus flocons légers Contre les feuilles, Argent vert Poèmes retrouvés\" in \"Oeuvres\" (1971), 27 août 1935
La Rivière de Rawdon
Les eaux agitées de la petite rivière Passent rapidement et lorsque sur les pierres Elles se brisent, furieuses, elles blanchissent d\'écume,
Voix du vent
La grande voix du vent Toute une voix confuse au loin Puis qui grandit en s\'approchant, devient Cette voix-ci, cette voix-là De cet arbre et de
Musique
Musique pour moi ce soir lointaine Dévoilée au loin tu transportes là-bas mon âme Chanson des collines rythmes Que la distance réunit en ces
Le Cimetière
L’air est tiède, enivrant; le vent s’est arrêté Dans sa course rapide et sur la plaine douce Repose mollement. Le soleil a glissé Du haut du
