Plaies d’amour
de Federico Garcia-Lorca(2011)
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Cette lumière, ce feu qui dévore,
ce paysage gris qui m’accompagne,
cette douleur pour une seule image,
cette angoisse de ciel, d’heure et de monde,
toutes ces larmes de sang qui décorent,
torche glissante, une lyre sans âme,
et ce poids de la mer qui vient me battre,
et ce scorpion qui le cœur me remord
sont guirlande d’amour, lit de détresse,
où sans rêver je rêve ta présence
parmi les ruines de mon sein ouvert.
Mais j’ai beau tendre au sommet de prudence,
ton cœur ne m’offre que vallées couvertes
de ciguë et passion d’amère science.
Traduction d’André Belamich
(Federico Garcia Lorca, Sonnets de l’amour obscur.
Poésies IV)
