Casida de la femme couchée
de Federico Garcia-Lorca(2011)
1 min lectură
Mediu
Te voir nue, c’est se rappeler la Terre,
la Terre lisse et vierge de chevaux,
la Terre sans aucun jonc, forme pure,
fermée à l’avenir : confins d’argent.
Te voir nue, c’est comprendre l’anxiété
de la pluie cherchant la fragile tige,
la fièvre de la mer au visage immense
sans trouver l’éclat de sa joue.
Le sang sonnera à travers les lits
et viendra tenant son fer fulgurant,
mais toi tu ne sauras pas où se cachent
le cœur de crapaud ou la violette.
Ton ventre est une lutte de racines,
tes lèvres sont une aube sans contour.
Sous les roses tièdes de ton lit
gémissent les morts, attendant leur tour.
Traduction de Claude Couffon et de Bernard Sesé
(Federico Garcia Lorca, Divan du Tamarit.
Poésies III, 1926-1936)
Despre aceasta lucrare
- Tip
- Poezie
- An
- 2011
- Cuvinte
- 128
- Citire
- 1 min
- Versuri
- 19
- Actualizat
Cum sa citezi
Federico Garcia-Lorca. “Casida de la femme couchée.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/federico-garcia-lorca/poezie/casida-de-la-femme-coucheeIntrebari frecvente
Comentarii (0)
Autentifica-te pentru a lasa un comentariu.
