Tiki
Te iubesc în fața mărilor Roșu ca un ou când e verde Tu mă transporți într-o clarificare Dulce ca laptele închegat mâinilor Tu mă îmboldești pe
Cameră falsă
din Clair de terre (1923)
lui Benjamin Péret Al vazei din cristal de Boemia Al vazei din cris* Al vazei din cris Al vazei din Din cristal Al vazei din cristal de
Iarba roșie
din revista Littérature (seria nouă, nr. 11-12/1923)
lui Denise Iarba roșie, aurul marilor pălării marine Compun pentru fruntea ta muzica și penele Infernului. Pe drumul tău înălbesc
Ochi de purpură
Prea albă micuța babiloniană ochii ei de purpură Ombilicul ei prins cu o piatră de aceeași culoare Când ca o fereastră cu canaturi peste o grădină
Texte în alte limbi:
Toujours pour la première fois
de L’air de l’eau (1934)
Toujours pour la première fois C’est à peine si je te connais de vue Tu rentres à telle heure de la nuit dans une maison oblique à ma
Pièce fausse
de Clair de terre (1923)
à Benjamin Péret Du vase en cristal de bohème Du vase en cris Du vase en cris Du vase en En cristal Du vase en cristal de
Le Soleil en laisse
de Clair de terre (1923)
Le grand frigorifique blanc dans la nuit des temps Qui distribue les frissons à la ville Chante pour lui seul Et le fond de sa chanson ressemble à
Forêt Noire
Out Tendre capsule etc melon Madame de Saint-Gobain prouve le temps long seule Une côtelette se fane Relief du sort Où sans volets
Tournesol
de Clair de terre (1923)
La voyageuse qui traverse les Halles à la tombée de l\'été Marchait sur la pointe des pieds Le désespoir roulait au ciel ses grands arums si
Écoute au coquillage
de Lettres à Aube: 1938-1966
Je n\'avais pas commencé à te voir tu étais AUBE Rien n\'était dévoilé Toutes les barques se berçaient sur le rivage Dénouant les faveurs (tu
Au regard des divinités
de Clair de terre (1923)
A Louis Aragon \"Un peu avant minuit près du débarcadère. \"Si une femme échevelée te suis n\'y prends pas garde. \"C\'est l\'azur. Tu n\'as
Clé de Sol
de Mont de piété (1919)
à Pierre Reverdy On peut suivre sur le rideau L\'amour s\'en va Toujours est-il Un piano à queue Tout se perd Au secours L\'arme de
Union libre
Ma femme à la chevelure de feu de bois Aux pensées d\'éclairs de chaleur À la taille de sablier Ma femme à la taille de loutre entre les dents du
Non-lieu
Art des jours art des nuits La balance des blessures qui s\'appelle Pardonne Balance rouge et sensible au poids d\'un vol d\'oiseau Quand les
Les écrits s\'en vont...
de Clair de terre (1923)
Le satin des pages qu\'on tourne dans les livres moule une femme si belle Que lorsqu\'on ne lit pas on contemple cette femme avec
Façon
de Mont de piété (1919)
Chéruit. L\'attachement vous sème en taffetas broché projets, sauf où le chatoiement d\'ors se complut. Que juillet, témoin fou, ne compte
Il n\'y a pas a sortir de la
de Littérature Nouvelle Serie (no. 11-12/1923)
A Paul Eluard Liberté couleur d\'homme Quelles bouches voleront en éclats Tuiles Sous la poussée de cette végétation monstrueuse Le soleil
Hôtel des étincelles
de Le revolver à cheveux blancs (1932)
Le papillon philosophique Se pose sur l’étoile rose Et cela fait une fenêtre de l’enfer L’homme masqué est toujours debout devant la femme
Coqs de bruyère
Coqs de bruyère... et seront-ce coquetterie de péril ou de casques couleur de quetsche? Oh! surtout qu\'elle fripe un gant de suède
Pleine marge
de Poèmes (1948)
à Pierre Mabille Je ne suis pas pour les adeptes Je n\'ai jamáis habité au lieu dit La Grenouillière La lampe de mon coeur file et bientôt
Rano Raraku
Que c\'est beau le monde La Grèce n\'a jamais existé Ils ne passeront pas Mon cheval trouve son picotin dans le cratère Des hommes-oiseaux des
Intérieur
Une table servie du plus grand luxe Démesurément longue Me sépare de la femme de ma vie Que je vois mal Dans l\'étoile des verres de toutes
Le buvard de cendre
de Littérature Nouvelle Serie (no. 11-12/1923)
A Robert Desnos Les oiseaux s\'ennuieront Si j\'avais oublié quelque chose Sonnez la cloche de ces sorties d\'école dans la mer Ce que nous
L\'herbage rouge
de Littérature Nouvelle Serie (no. 11-12/1923)
A Denise L\'herbage rouge, l\'or des grands chapeaux marins Composent pour ton front la musique et les plumes D\'enfer. Sur ton chemin
Facteur cheval
de Clair de terre (1923)
Nous les oiseaux que tu charmes toujours du haut de ces belvédères Et qui chaque nuit ne faisons qu\'une branche fleurie de tes épaules aux bras
Premiers transparents
Comment veux-tu voici que les plombs sautent encore une fois Voici la seiche qui s\'accoude d\'un air de défi à la fenêtre Et voici ne sachant où
Ils vont tes membres déployant...
Ils vont tes membres déployant autour de toi des draps verts Et le monde extérieur En pointillé Ne joue plus les prairies ont déteint les jours
