Aime Fernand Cesaire›Poezii
(1 texte)S-a născut în 1913 la Laurain, în Martinica. Studii la liceul Louis le Grand și la Ecole Normale Superieure. Activist pentru renasterea culturala a Biografia completă →
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Texte în alte limbi:
Hors des jours étrangers
mon peuple quand hors des jours étrangers germeras-tu une tête tienne sur tes épaules renouées et ta parole le congé dépêché aux
Chanson de l’hippocampe
petit cheval hors du temps enfui bravant les lès du vent et la vague et le sable turbulent petit cheval dos cambré que salpêtre le vent tête
Soleil et eau
Mon eau n’écoute pas mon eau chante comme un secret Mon eau ne chante pas mon eau exulte comme un secret Mon eau travaille et à travers tout
CAHIER D\'UN RETOUR AU PAYS NATAL (extrait)
En vain dans la tiédeur de votre gorge mûrissez-vous vingt fois la même pauvre consolation que nous sommes des marmonneurs de mots Des mots ?
Mot-macumba
le mot est père des saints le mot est mère des saints avec le mot « couresse » on peut traverser un fleuve peuplé de caïmans il m’arrive de
Et les chiens se taisaient (extrait)
Tout s\'efface, tout s\'écroule il ne m’importe plus que mes ciels mémorés il ne me reste plus qu’un escalier à descendre marche par marche il ne
MAILLON DE LA CADÈNE
avec des bouts de ficelle avec des rognures de bois avec de tout tous les morceaux bas avec les coups bas avec des feuilles mortes ramassées à
Beau sang giclé
tête trophée membres lacérés dard assassin beau sang giclé ramages perdus rivages ravis enfances enfances conte trop remué l’aube sur sa
Poème pour l’aube
les fougues de chair vive aux étés de l\'écorce cérébrale ont flagellé les contours de la terre les ramphorinques dans le sarcasme de leur
LA ROUE
La roue est la plus belle découverte de l\'homme et la seule il y a le soleil qui tourne il y a la terre qui tourne il y a ton visage qui
Dyali
pour L.S. Senghor le pont de lianes s’il s’écroule c’est sur cent mille oursins d’étoiles à croire qu’il n’en fallait pas une seule de moins
Vertu des lucioles
Ne pas désespérer des lucioles je reconnais là la vertu. les attendre les poursuivre les guetter encore. le rêve n’est pas de les fixer
En vérité…
la pierre qui s’émiette en mottes le désert qui se blute en blé le jour qui s’épelle en oiseaux le forçat l’esclave le paria la stature
Oiseaux
l’exil s’en va ainsi dans la mangeoire des astres portant de malhabiles grains aux oiseaux nés du temps qui jamais ne s’endorment
Magique
avec une lèche de ciel sur un quignon de terre vous bêtes qui sifflez sur le visage de cette morte vous libres fougères parmi les roches
Ferrements
le périple ligote emporte tous les chemins seule la brume garde ses bras ramène la ville au port en palanquin et toi c’est une vague qui à mes
Ferment
Séduisant du festin de mon foie ô Soleil ta réticence d’oiseau, écorché, roulant. L’âpre lutte nous enseigna nos ruses, mordant l’argile,
quand Miguel Angel Asturias disparut
bon batteur de silex jeteur à toute volée de grains d’or dans l’épaisse crinière de la nuit hippocampe ensemenceur dément de diamants
Parcours
J’ai de ma salive étroite tenu liquide le sang l’empêchant de se perdre aux squames oublieux J’ai chevauché sur des mers incertaines les dauphins
Références
Il ne chercha pas d’alibi au contraire il scrutait le paysage où s’incruster épouseur du lieu que l’érosion l’érode que l’alizé le gifle le
Figuration rapace
Troncs-thyrses draperies conciliabules de dieux sylvestres le papotage hors-monde des fougères arborescentes çà et là un dépoitraillement
Des crocs
Il n’est poudre de pigment ni myrrhe odeur pensive ni délectation mais fleur de sang à fleur de peau carte de sang carte du sang à vif à sueur à
Nostalgique
Ô lances de nos corps de vin pur vers la femme d\'eau passée de l\'autre côté d\'elle-même aux sylves des nèfles amollies davier des lymphes
Tutélaire
De verre de ponces de vols épars d’oiseaux à travers la dentelle hurlant toute île est des Telchines féroces tourneurs en
