Poezie
Haïkus
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Mes joues rouges –
une feuille de cerisier
touchée du frimas
*
Les vagues de la mer –
une mouette se repose
sur un rocher
*
automne au verger –
une branche de pommier
rompue par le vent
*
un dernier coing
s’attarde sur une branche –
la pluie froide
*
un heure de travail –
un collier en marrons
au cou de la poupée
*
des marrons mûrs
dans les allées du parc –
un beau couchant
*
même lune froide –
la première fleur de pêcher
s’ouvre in silance
Instants choisis
de traces de pollen
sur un pétale de lis –
l’étoile de berger
"C’est entre chien et loup que Vénus apparaît, dans la presque pénombre. Quand l’abat-jour s’allume, la nuit est proche et la réalité change le ton. Les organes sensoriels s’aiguisent et à leur suite, l’imaginaire.
Ici, l’Image se confond au réel et lui-ci est riche des variations de la Nature. Ce haïku est un cosmos : l’infiniment petit perle une lumière dans « l’infini muet »... L’immuable du ciel recèle la mesaggère lontaine du soir dans les poussières fine des lumière : la fleur de lis devient l’infime trace de l’étoile et les pollens la révèlent.
On assiste à une subtile reaction entre l’évanescence porteuse de vie et la Vie même, génitrice de l’éphémère... Une simple poussière d’étoile, un pollen, génère une fleur ; un seul pétale de pureté, de lis, est un miroir sur le Ciel.
Ce haïku on renvoie à un ordre immanent où la Beauté se suffit à elle- même. Nul besoin de la définir. Elle transparaît, souverane, unique, par-delà le ragard qui la contemple..."
Oliver Walter
(de Ploc! No. 31, 32, 33)
002.863
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Despre aceasta lucrare
- Autor
- Maria Tirenescu
- Tip
- Poezie
- Cuvinte
- 281
- Citire
- 2 min
- Versuri
- 37
- Actualizat
Cum sa citezi
Maria Tirenescu. “Haïkus.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/maria-tirenescu/poezie/14009306/haikusComentarii (0)
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