Jurnal
à ceux qui sont partis
(aujourd’hui à Miron Pompiliu)
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Mediu
le hasard a voulu que je le rencontre dans le rêve de la nuit dernière quand je jasais sur Cain et Abel il s’est arrêté brusquement et m’a questionné sur l’amitié de Gellu Naum et Simona Popescu ensuite il m’a dit de lui raconter l’histoire de son départ
calme
le cœur ouvert
sur les douleurs affablement chantées
chaleureux rarement et fermement
il met un accent dans la pensée
ce soir il s’est arrêté
son chemin est ancestral et plein
parsemé de sentiers étoilés
à travers le verger d’absinthe
rouge rouge rouououououge vin
la lune est ronde dans le brouillard
ton vers est devenu clair
tu as collé le canon du fusil à la tempe
et le miroir s’est arrosé de petites gouttes...
les eaux se sont calmées partout où elles devaient le faire
là où les étoiles brûlent les sentiers du cœur descendent vers la mer
«... les formes embryonnaires naissent des bourgeons, tiges, boutons, fleurs… tout se passe avec la minutie d’un arrêt à l’infini du temps… sans hâte, comme le mouvement des astres, dans une grammaire cabalistique des couleurs et formes...»
la coïncidence est celle où se manifestent les signes vivants
en germant bourgeonnant fleurissant
rappelle-toi les grains de citrons
laissés pour germer
ton soin entourant ce citron-là pour qu’il croisse
tu aimais «les citrons amers du Cipre» et tu as oublié
j’avais oublié qu’en fin de compte tu as traversé le mur
et tu es disparu dans un dessin de l’atelier
(Constanța, le 20 novembre 2010
après Iaşi, le 20 novembre 1897)
d’après celor plecați (azi lui Miron Pompiliu), de Ioan-Mircea Popovici
calme
le cœur ouvert
sur les douleurs affablement chantées
chaleureux rarement et fermement
il met un accent dans la pensée
ce soir il s’est arrêté
son chemin est ancestral et plein
parsemé de sentiers étoilés
à travers le verger d’absinthe
rouge rouge rouououououge vin
la lune est ronde dans le brouillard
ton vers est devenu clair
tu as collé le canon du fusil à la tempe
et le miroir s’est arrosé de petites gouttes...
les eaux se sont calmées partout où elles devaient le faire
là où les étoiles brûlent les sentiers du cœur descendent vers la mer
«... les formes embryonnaires naissent des bourgeons, tiges, boutons, fleurs… tout se passe avec la minutie d’un arrêt à l’infini du temps… sans hâte, comme le mouvement des astres, dans une grammaire cabalistique des couleurs et formes...»
la coïncidence est celle où se manifestent les signes vivants
en germant bourgeonnant fleurissant
rappelle-toi les grains de citrons
laissés pour germer
ton soin entourant ce citron-là pour qu’il croisse
tu aimais «les citrons amers du Cipre» et tu as oublié
j’avais oublié qu’en fin de compte tu as traversé le mur
et tu es disparu dans un dessin de l’atelier
(Constanța, le 20 novembre 2010
après Iaşi, le 20 novembre 1897)
d’après celor plecați (azi lui Miron Pompiliu), de Ioan-Mircea Popovici
024.899
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Despre aceasta lucrare
- Autor
- Maria Gheorghe
- Tip
- Jurnal
- Cuvinte
- 265
- Citire
- 2 min
- Actualizat
Cum sa citezi
Maria Gheorghe. “à ceux qui sont partis.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/maria-gheorghe-0021767/jurnal/13962037/a-ceux-qui-sont-partisComentarii (2)
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