un mot japonais
tombe comme un couteau –
tzunami
nos regards humbles
se sentent tout près
de leurs blessures
le même mois de mars –
parfum de bourgeons
et l’espérance
saulée je suis et je pleure. Aé
jamais, jamais on ne sait pourquoi
souvenir frôle mes nuits des regrets délicats
le roman du chèvrefeuille ronronne
dans mes rêves un coup de sonnette
accroché aux rameaux
là –haut
l’or de l’automne
...
bouts d’osier
au-dessus du brouillard –
marche des escargots
...
envolée d’oiseaux
sous la bruine épaisse -
premiers
éblouissement -
des flocons sont égarés
du ciel, ce temps bleu
croissant de lune –
j’écoute, sur le toit
le vent s’aiguisant
au-dessus du champ
l\'on parle dans les nuages -
ombres de
Sur mon sommeil
gouttes de nuit
Un bisou chuchotte
pastis glissant sur un goût incertain
entre l’alcool et les baumes
l’arôme du café renferme
ce petit cœur de veille
blues night
au pays des glaciers
je bois ce thé
pointée
des couteaux du gel
charmée
des coins de banquises
sans printemps
glissant
sur la mer du Propre
Nord
dans les eaux noires
et
Mes Pensées
Follement glissant
Mes doigts
S’aiguisant
Mes yeux
La sécheresse
Mes fibres
Tordues ivresses
Desquelles tu viendras
Jouer
Jouer le concert divin
Et profétique
aimé
Je t’aime. Mon amour
Je n’ai plus rien.
Ou est-ce mon ame, Séchée.
Dans le cerveau défriché
la pensée ne murit plus
et n’apporte rien du
champ bénissant ses épis
l’automne s’en va
nous