Le soir, les lampes retirent de la nuit les buées des sérénades et autres foutreries. Les miroirs de l’opium commencent très tôt à trier dans les langues insulaires les mots revenus
Paysage urbain appuyé sur le calque, le noir-animal, une forêt et sa réplique de carbone, les strates, les images fossiles, concaves, du Métropolitain engrangées dans l’œil cyclopéen des
« J’habite des naufrages»
Louis Calaferte
Ecoute le verbe respirer, siphon qui aspire typhons et plaines rases et l’élan arasé alors qu’allait prendre son essor, dans le sentier,
Tu n’écris pas la ville, ce n’est pas un lieu, mais une parcelle inscrite en toi, un bout du fleuve dans l’horizon, les sanies des fumées et quelquefois le vent délétère de l’usine
Tu vas dire anse, escale, baie tirée vers l’accalmie, tu te déroutes, deviens nef, la vague qui la hisse, albatros géographe porteur de graines et de continents. Puis tu ne diras rien,
C’est comme aller pour ne pas revenir et plus loin s’éloigne projète ses lueurs. Qu’est-ce que tu vas retenir des mots, qui passent des vaisseaux dans la glue des fumées, tendre la main pour
« Ce lieu… cette région antérieure que nous ne pouvons désigner que sous le voile du « non », comme néant, mais néant qui serait aussi le voile de l’être. »
(Maurice Blanchot)
Le
et bois passant, l’alène, le stylet, l’homme, sa main, même l’herbe effile le sang le long de sa tige arasante et sépare les cercles de l’empreinte, inscrivant le temps puisé dans l’arbre et
Lorsque le peintre fomente une porte seule dans le vide, ce n’est pas un surcroît du signifié, comme ajouter des colombes en place d’avions au-dessus des tours jumelles de Manhattan. C’est
Et toujours dans la manducation fébrile d’une dévoration ce langage qui ne peut être que malaxé puis ce geste lapidaire de broyer l’ambroisie et le fiel, ces falaises effondrées de miel
La poésie même si l’on en approche les splendeurs et les charniers n’apporte de réponse que précaire, fragile, jamais définitive et l’aura passagère d’une interrogation lumineuse, magnifiant
Parking, île ou polder à la dérive, navire marinant dans les pluies brillantes en mer D’Iroise, Fous de Bassan des emballages aux ailes de cellophane. La vague insensée rallume les mèches de
Je vous écrirai des poèmes pyracanthes ciselés dans des langues scalènes puisque le matin est tombé avant que la nuit ne vienne délimiter son empire à grands remuements d’araires. Tout est
Chemin devenant à force de le plier, un sable épais et chaud. Hors du lieu, le temps s’est arrêté, comme si ne coulaient plus la pâte de verre, la lave figée des couleurs, les villages
Le feulement souple de la soie dépliée, l’if d’une bougie, l’onde tremblante des flammèches flagellant la liasse des visages tendus d’une ronde de nuit, le derme ondulant de la toile de
Cette manière un peu noire de travailler la même nuance, une suie fibreuse sur fond de bleu malaxé dans les pulsations de lumière rejoignant si l’on veut comparer au plus près, un morceau
C’est l’image d’un chemin, inévitablement il projète dans l’instantanément présent, la situation du temps tel qu’il est à ce moment du chemin. Il ne ramène pas des fragments, des parcelles,
Une lumière inquiète, dans le bleu brûlé de la proue du navire englué dans la nasse du tableau qui est à la fois le ciel pendu à la cimaise et la mer, en lui, renversée. Inquiète, parce qu’elle
Je suis de cette nuit des trains ensommeillés qui passent des frontières, où des hommes ayant enfoui très loin en eux le mot « désir » et cessé de croire qu\'embarquer fut possible,
(Jamais le monde ne fut plus enfermé qu’aujourd’hui dans son manichéisme et ses contradictions, en ce retour de l’obscurité que l’on nomme lumière des croyances, le gouvernement des dieux,
La neige ici lorsqu’elle vient, ne présage aucune fête, mais de grands bois brûlés qui dispersent le temps. Ce que j’enserre dans la distance dessine sur les vitres, les hauteurs d’un village
Clair-obscur, au premier regard on ne voit rien. Il faut que l’œil prenne la mesure des nuances du grège, les fibres du gris, le feu atteignant l’immobile.
Ce que signe la flamme ce n’est