Ce fut triangle puis échelle enfin sommet
tu sais ce qui mesure entre toi la distance
quelque degré insoumis
entre violence et métronomie des jours
la force du désir
une lettre esquissée qui
Sous le ciel la clef ouvre à la résonance
le bleu mimétisme des réverbérations
quelque éclat sonne l’on dira aimante
vibration des racines et de la lumière
le souffle et la respiration
Mémoire de l’instant, passée du seuil du lisible à la maison de transparence, une marche où s’avancent les pièces, l’ombre mouvante sur les rideaux détirés, les fenêtres et le ciel en-dedans qui
Cresson bleu
La nef démâtée d’Arthur Rimbaud file à contre-courant depuis le dix-neuvième siècle pourrissant, vers les marécages des siècles à venir. Aucun ne saura la retenir dans leurs filets
La mer et ses îles
Ce qui commence avec la poésie, ce ne sont pas les éléments épars de paradis perdus, enfin rassemblés, ni l’Eden futur qu’elle constituerait des fils entremêlés d’un langage,
La nuit qui tourne ici dans sa glaise les ombres
Certains paysages portent en eux la réverbération du désespoir et la mélancolie. L’eau et la terre, aux formes incertaines fusionnent les limites
S’il n’est plus que d’attendre
S’il n’est plus que d’attendre sur la longue route que se meuve le décor, la pluie au loin, lavant l’aurore, les brumes délavées effilant leurs traînes
A l’heure où l’on veille…
Je me souviens d’un éditorial de Jean Daniel du Nouvel observateur, expliquant que le travail des journalistes est aujourd’hui plus complexe. Je crois que le simple
Territoires
Ceux qui parlent au plus vaste et font se joindre ce qui fut disjoint dans l’espace brisé. L’apparence d’une démesure arpentée par le vide et l’approximation, les cliquetis des
L’innomée
Et comme va, incertain, le chemin de pierres vives et de blessures ; Je nomme épine la rose
La cendre contient le feu, dispersion des genèses, sans nul espace de temps ni de lieu.
L’extrême
Je lis parfois des poèmes d’une implacable beauté formelle, détachés de toute contingence avec notre terrestre réalité. Ils vont dans leur langage évanescent, tutoyer les hauteurs
Peser la distance
L’Espace ou bien la mer, à cet instant ou l’océan demeure « terra incognita », c’est la même démesure, la part d’inconscience et de courage mêlés, s’ouvrant à la
Epopée Islanerienne
(Quatrième lame)
Je suis né la première fois une nuit de pluie et d’orage
la lune vitrifiée pendait au bout de son fil désarticulée
entre les toiles d’araignée sous une
Epopée Islanerienne
(Troisième lame)
Un matin je me suis levé
l’orage qui traversait la vallée
déchirait le lac en myriades
de rubans affolés
C’est un départ enfin
l’exode des
Fin de la première lame et seconde..
Voici le gué, le passage entre deux rives plombées
et dans les ombres floues, les cendres retombées
du brasier machinal remuant les fanges les échos
Art mineur et Dit du monde,rassemblés en un seul recueil, courage...
Art mineur : premier forage
On peut regarder l’œil au fond de la serrure, cette maladie idiote de vouloir abolir la
Epopée Islanerienne
(Episode premier)
Partant, ce n’est pas un départ mais un point divaguant dans le temps
que moi je dis « Lieu » puis Espace aussi bien une vague sempiternelle
venant
Les villes provisoires
Voici encore des chantiers, on démonte le meccano des grues, du faîte jusqu’au pied. La ville neuve est prête et bourrée d’alvéoles de nuits et de matins vomissant
\"Je suis celui qui ne sait pas… »
P. Handke
Non, on ne peut dénouer le poète de ses actes, lorsque l’Ombre immense l’emporte dans la démesure, seul le temps la défait, déchirant l’écheveau du trop
Art mineur : septième forage
Au seuil du voyage, l’attente. Le rêve à déjà déployé ses bannières, la peur tissé au cœur du désir le doute. L’alchimie, la fusion de tous les contraires ouvre
Art mineur : premier forage
On peut aussi regarder l’œil au fond de la serrure, cette maladie idiote de vouloir abolir la porte ouverte et l’impossible, cette absence de
De l\'espace
L’espace de la poésie, c’est celui du souffle et de la respiration et l’accident de la mort, cette panne immense dans l’urgence de vivre, lorsqu’on y pense, mais qui cravache