Je te pensais : Ma différence
Et mon pareil et nom de Dieu !
Jeunesse n'est-ce que pain rance
Qui nourrit le présomptueux ?
Plaintes du soir, pauvres complaintes
De vrais départs et de
Les jours d'hier et d'aujourd'hui
Se balancent entre deux âges
Et le présent qui les conduit
M'annonce de mauvais présages.
Le café même a pris le goût
Fétide du poignet suprême
Taquinant de
Sur l'écarlate balatome
Où miaule le chat angora
Nous ferons des nœuds à l'automne...
Nous ferons de notre odorat
Une aire d'odeurs débordantes,
Un nid de souvenirs choyés
Au nez de ces
Si l' on te demande pourquoi. Si l'on te demande pour qui.
Si le monde te redemande et le monde est n' importe qui.
Comment les violes de gambe en leur hospice de Bicêtre
Entre unijambistes,
L'aube d'un autre jour s'éveille. La douleur
Comme un frère, mon père... Une mère, une soeur,
Ne me quitte plus. O père, si tu m'accordes
Deux secondes d'amour... Que ces cent mille cordes
Si
Détestable l'image, imparfaite voisine
De corps anéantis, de sombres canots dans
Une mer adossée à cette chamoisine
Absorbant de ses plis l'écume de nos dents.
Un tesson de bouteille est mon
J'irai Comme Un Cheveu Sur La Langue
Des lèvres avides ceinturent
Des baisers de louve, O que oui !
De leurs dents des peines futures
Me mangeront comme un kiwi.
Comme une neige
De ton sépulcre veille sur le crépuscule inobservé
Que le charbon le plus brûlant de l\'enfer nous soit réservé.
Ton corps entouré d\'asticots et ton âme grise d\'eumènes
Je le concède maintenant
Foule d\'humains tu me fatigues
Dedans ce brouhaha de fous
Même le soleil de Martigues
Lasserait je m\'ennuie de vous.
Je m\'ennuie de vous à Vitrolles
Dans la boutique du fripier
La teinte
Mange cette main qui tisonne
L\'astre du jour sans rechigner
Gave d\'un peu de cortisone
Et d\'un morceau de pain mouillé
Cette espace qui environne
Deux pigeons dans le pigeonnier
Et le
Il pleut sur le toit de la ville
Il pleut sur la ville sans toi
Il pleut une encre indélébile
Une encre noire de chagrin
Il pleut mais une tête habile
Habilement ta tête à toi
Nage comme un
Dans le marbre creuse le closque
Pour l\'agate l\'attendu trou
Quand la nuit tombe comme lorsque
La noix se détache du brou.
De mille deux nuits bonhomie
Couvre d\'or ton Ali
Voyez l\'Hydre de Lerne, observez le centaure
Enserrés l\'un et l\'autre à l\'oeil de l\'aigle d\'Aure.
Le manchot empereur des manchotes, narguant,
De sa banquise et de sa mer d\'huile
L\'écho des ailes du bourdon continue à battre sans trêve
Aux pales des vents de la mort ; Et dans le mauvais oeil, je crève !
Un câble. Qu\'un seul pour chemin des Dames ; J\'empoigne ce
Tant de froides bises foisonnent ;
Combien dans les combes paumés ?
Les seuls baisers qui m\'empoisonnent
Sont ceux que je n\'ai pas donnés.
Puisque les mots s\'écriront : Aie !
De leur
Quel est ce souffle froid, de glace qui me touche!
Au fil de mon esprit le soupir assassin
D\'un futur ficelé comme l\'est dans ma bouche
Le baiser de l\'amour à l\'anneau de son
Je viens boire la source adossée à l\'Espagne.
En elle j\'ai plongé l\'injure du crénom !
Mélangeant sa salive au sang qui m\'accompagne
Je suis borgne d\'amour... D\'incertitude : Non !
De ma
Et je baisse les yeux
Pour ne plus voir ton corps
Vêtu en habit bleu
Dansant corps contre corps
La musique promène
Ses caresses qui sonnent
Dans cette masse humaine
Mais je ne vois
Comme une larme qui ricoche
Sur la rose une aube d\'été,
Tes derniers poèmes en poche,
Le porte-monnaie endetté
Accompagne O, Jubud de lune,
Les fêtes de la saint-Firmin.
Au chant du coq de
Nous sommes naufragés dans une mer immense
Tantôt bouillon de feu, tantôt pure clémence.
Quelle étrange pulsion saborde ces voiliers !
Dans les cales, combien ? Nous sommes des milliers !
Que la
Il neige sur des allumettes.
Insupportable soir rageant !
En tête-à-tête deux gourmettes
Comme des couverts en argent,
Pointent au faîte de Menthières
Le verre à verre pour autrui.
La
Avant d\'être écouté vraiment,
De posséder enfin en moi
L\'attrait attisé des diamants
A chaque syllabe de ma voix.
Avant de la débroussailler
Cette forêt d\'indifférence,
Jour après jour, pour
... Mais que serait sans toi un baiser sur la joue !
Un cri désespéré dans la gueule du faon.
La frêle capucine écarlate qui joue
Bruissée au souffle chaud de ton sommeil d\'enfant.
Que
Lorsque je franchirai le fleuve qui démarque
Les mauvais rimailleurs des hommes de talent
Avec l\'hypocrisie harcelant de sa barque
La chair des poissons morts. Quand j\'aurai son relent