Poezie
Pour toi... L'oraison des lyres
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Je te pensais : Ma différence
Et mon pareil et nom de Dieu !
Jeunesse n'est-ce que pain rance
Qui nourrit le présomptueux ?
Plaintes du soir, pauvres complaintes
De vrais départs et de faubourgs
Entravent une folle crainte
De farces et de calembours.
De l'abreuvoir goutte l'absinthe...
Dans la fontaine où frissonnait
La prude pensée, des jacinthes
Meurent comme des sansonnets.
Mes palabres plates et lisses
Etant lettres mortes d'acteur
Ne vois-je donc dans les coulisses
Que le dos lettré du facteur ?
Dans la boîte aux lettres, les diables
De leurs pinces de crustacé
Comme des clowns infatigables
Tuent toute forme du passé.
Les jacasseurs de pie se passent
Des commentaires et propos,
De haute sphère en messe basse
De malencontreux quipropos.
Oui, petite ! Des mots de femme
Parlent avec précaution
Aux idées noires qui m'affament
De leurs maigres provisions.
Puisque tu portes en chacune
Le poids d'un cadavre fumant,
Sans te reconnaître en aucune
Je te vois telle que tu mens.
Je suis à ta base nautique
Une amarre où tu peux choisir :
Faire ton eau dans mon otite
Où sur ma douleur tes loisirs !
Je te couvrais de bétadine
Quand la raison de l'hébété
Largue les chaleurs citadines
Comme des lyres sur l'été.
La remembrance d'une adresse
Est un stérile continent
Où mon nom paresseux se presse
Dessous un ciel incontinent.
D'un déluge de souvenances
Ma non-fille, sur l'oreiller,
En ce vingt-et-un juin tu danses
Dans mes étés ensommeillés.
Je te pensais : Ma différence
Et mon pareil et nom de Dieu !
Jeunesse n'est-ce que pain rance
Qui nourrit le présomptueux ?
Plaintes du soir, pauvres complaintes
De vrais départs et de faubourgs
Entravent une folle crainte
De farces et de calembours.
De l'abreuvoir goutte l'absinthe...
Dans la fontaine où frissonnait
La prude pensée, des jacinthes
Meurent comme des sansonnets.
Mes palabres plates et lisses
Etant lettres mortes d'acteur
Ne vois-je donc dans les coulisses
Que le dos lettré du facteur ?
Dans la boîte aux lettres, les diables
De leurs pinces de crustacé
Comme des clowns infatigables
Tuent toute forme du passé.
Les jacasseurs de pie se passent
Des commentaires et propos,
De haute sphère en messe basse
De malencontreux quipropos.
Oui, petite ! Des mots de femme
Parlent avec précaution
Aux idées noires qui m'affament
De leurs maigres provisions.
Puisque tu portes en chacune
Le poids d'un cadavre fumant,
Sans te reconnaître en aucune
Je te vois telle que tu mens.
Je suis à ta base nautique
Une amarre où tu peux choisir :
Faire ton eau dans mon otite
Où sur ma douleur tes loisirs !
Je te couvrais de bétadine
Quand la raison de l'hébété
Largue les chaleurs citadines
Comme des lyres sur l'été.
La remembrance d'une adresse
Est un stérile continent
Où mon nom paresseux se presse
Dessous un ciel incontinent.
D'un déluge de souvenances
Ma non-fille, sur l'oreiller,
En ce vingt-et-un juin tu danses
Dans mes étés ensommeillés.
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