mes ailes dans les poches,
le sourire paralysé et blanc,
un parapluie maladroit sur les paupières,
sillonnant les artères du jour,
j\'t\'écoute,
tu m\'arraches à
accrochant ma peau d\'un dernier baiser
tristement peint
sur les murs clos,
la nuit avale
l\'empreinte de nos corps,
les ombres chaudes,
la sueur,
engouffrant ton
mes nervures en papier feutre
rompent le dessin des sourires
dans tes photos croquis d\'un cirque
inconnu
au bord de la ville,
les dieux ivres crient des lamentations interminables
dans la rue
l\'aube,le brouillard
mon corps tordu
le matin gravant des boules de nuage
sur les toits-coquilles,
malade de toi
je respire le vent insinuant
chuchotant tes trahisons,
tes doigts sourds sur
avant de te trouver
maladroit et violet
dans mes bras,
mes jours et les nuits
coulaient aveugles et dignes,
des serpents froids
sur l\'horloge,
avant de caresser tes veines d\'ivoire,
mes
je dors sous ta peau
le parfum du vin
et ton épiderme
se brisent sur ma bouche transparente,
l\'oreiller chaud de ta respiration
repose
dans mes cheveux lourds,
mes seins acides
je serre les yeux,
je prends tes mains dans les miennes,
on descend doucement
comme deux gouttes de vin
dans un verre noir,
on glisse sur les murs,
deux silhouettes gravant le silence
dans
un aria rond
et serein
qui respire
dans mes cheveux transparents,
tes rides qui dansent sur ma bouche,
les cordes de tes mains
gravant des sons
lentement
sur mes seins,
mes
avant de t\'oublier
parmi les miettes de mon enfer,
avant d\'accoucher un dernier serpent
qui avalera tes traces,
je vais te faire une esquisse
de mon sang
je vais dessiner le contour de
tu sais,je ne me souviens plus
de ta peau en papier,
de ton sourire acide
et grave
sur ma bouche,
je ne vois plus la lune
briser les secondes liquides
d\'une nuit
puis la pluie,
les masques aux sourires fixes,
tes mains aux accords si fins,
le soleil noirci par un soir
immobile,
toi,l\'esquisse de l\'horloge,
moi,le ventre d\'un souvenir
sans
Ces larmes d\'ivresse divine,
ces sanglots de cristal
sur ma peau esclave du soleil,
cette pluie aux talons hauts,
seule dans la rue des anges,
triste comme un train qui part,
belle comme une
demain je ne serai plus
un tatouage en satin
de ton souvenir,
le maquillage de mon masque
coulera sur ton front
chaque nuit d\'ivresse,
mes larmes en pierre
seront tes seuls draps,
tu
tes yeux dessinent
une ombre transparente
sur ma bouche,
tes mains grattent
les rideaux de ce souvenir si violet,
si doux,
si fragile,
tes caresses respirent encore sur ma peau,
tes pas
Ce soleil aux cils
d\'acier,
le vent doux
aux plumes d\'or,
l\'air de miel,
le parfum de la rue transparente,
la symphonie des pas ,
ce printemps glisse
dans mes veines,
ses accords
laisse-moi regarder
le dernier train survolant
les rides de la Lune,
laisse-moi voyager avec ces inconnus
sans destination,
je veux effacer les souvenirs violets
dans mon cerveau liquide,
je
ces croix sur les joues,
ces rives noires sous les cils,
les mains en papier,
le cerveau livide,
ma soif se déguise en chien
et j\'aboie ces mots liquides
jusqu\'aux confins
d\'un océan
tu me tues lentement
j\'ai peur de ton sourire
de tes mains dans mes veines
de ton ombre dans mes yeux
de tous mes souvenirs en pierre
de tes pas qui caressent mon voyage
au bout d\'un amour
La lune coule dans mes os,
souvenir d\'une nuit sans fin,
elle est ma drogue en marbre
ma chanson muette,
je redeviens musique
dans la nuit de glace
et je respire de nouveau
tes
Mes doigts scintillent dans le noir
mes ongles dessinent ton corps
dans les veines de l\'hiver
mes yeux ont la couleur
de tes accords,
fragile,
blanche,
je me casse devant ton ombre.
le corps violet du vent
se casse devant ma porte,
oisif, amer,
le souffle de cet automne
coule dans mes os,
je devine tes mains
parmi les ombres des arbres
et je suis tes pas noirs
dans mes
les sons du vent
tremblent sur les ponts,
le souffle de l\'automne
gratte le front du soleil,
parmi les ombres des arbres
et les traces noires
des portes aveugles
une ombre rompt la musique
ce soir
je danse avec cette lune enceinte
dans la rue ovale de tes pas,
mon corps noir devant un cercle
transparent,
la lune qui se casse
sur les voitures,
des miettes de musique
parmi les