Briză marină
Ah! carnea-i tristă iar cărțile, citite toate. Să fug, să fug de-aici! Simt păsări îmbătate Ce zboară printre spume și bolți
Se întristase luna
Se întristase luna. Albi serafimi plângând Cu-arcușu-n mâini, prin somnul florilor curgând Scoteau din cupa tăinuită a-mbolnăvitelor
Evantai
Evantai Reci roze pentru-a prinde viață Vor întrerupe toate-odată C-un alb caliciu fără pată Suflarea-ți
Alt evantai
O, visătoareo, spre-a plonja În pur deliciu, volatil, Învață, printr-un truc subtil Să-mi ții arípa-n mâna ta. Răcoare de amurg
Arătare
În lacrimi, serafimii, sub luna-n triști fiori, Visând, cu-arcușe-n deget, în abur calm de flori, Scoteau din melancolie murindele viole Suspine
După-amiaza unui faun
Eclogă. Faunul: Le-aș vrea, aceste nimfe, perpetue. Un duh, Rozalbul lor, că pare-mi să joace, -ntr-un văzduh Topit de somn. O umbră iubisem?
Autre évantail
O rêveuse, pour que je plonge Au pur délice sans chemin, Sache, par un subtil mensonge, Garder mon aile dans ta main. Une fraîcheur
Vero novo
A primăverii zile bolnave vin și-alung Senina iarnă, albă, când arta e lucidă, Și-n minte, unde sânge posomorât prezidă, Se-ntinde neputința cu un
The Afternoon of a Faun
These nymphs I would perpetuate. So clear Their light carnation, that it floats in the
Texte în alte limbi:
Brise marine
La chair est triste, hélas ! et j\'ai lu tous les livres. Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres D\'être parmi l\'écume inconnue
La lune s\'attristait...
La lune s\'attristait. Des séraphins en pleurs Rêvant, l\'archet aux doigts, dans le calme des fleurs Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
Renouveau
Le printemps maladif a chassé tristement L\'hiver, saison de l\'art serein, l\'hiver lucide, Et, dans mon être à qui le sang morne
Le tombeau de Charles Baudelaire
Le temple enseveli divulgue par la bouche Sépulcrale d\'égout bavant boue et rubis Abominablement quelque idole Anubis Tout le museau flambé
Don du poème
Je t\'apporte l\'enfant d\'une nuit d\'Idumée ! Noire, à l\'aile saignante et pâle, déplumée, Par le verre brûlé d\'aromates et d\'or, Par les
Angoisse
Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête En qui vont les péchés d\'un peuple, ni creuser Dans tes cheveux impurs une triste tempête Sous
Le tombeau d\'Edgar Poe
Tel qu\'en Lui-même enfin l\'éternité le change, Le Poète suscite avec un glaive nu Son siècle épouvanté de n\'avoir pas connu Que la mort
M\'introduire dans ton histoire
C\'est en héros effarouché S\'il a du talon nu touché Quelque gazon de territoire A des glaciers attentatoire Je ne sais le naïf péché Que tu
Tristesse d\'été
Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie, En l\'or de tes cheveux chauffe un bain langoureux Et, consumant l\'encens sur ta joue ennemie, Il
Salut
Rien, cette écume, vierge vers À ne désigner que la coupe; Telle loin se noie une troupe De sirènes mainte à l’envers. Nous naviguons, ô mes
Mes bouquins refermés ...
Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos, Il m\'amuse d\'élire avec le seul génie Une ruine, par mille écumes bénie Sous l\'hyacinthe, au
Le sonneur
Cependant que la cloche éveille sa voix claire A l\'air pur et limpide et profond du matin Et passe sur l\'enfant qui jette pour lui plaire Un
1
child sprung from the two of us — showing us our ideal, the way — ours! father and mother who sadly existing survive him
Feuillet d\'album
Tout à coup et comme par jeu Mademoiselle qui voulûtes Ouïr se révéler un peu Le bois de mes diverses flûtes Il me semble que cet essai Tenté
Le vierge, le vivace et le bel aujourd\'hui...
Le vierge, le vivace et le bel aujourd\'hui Va-t-il nous déchirer avec un coup d\'aile ivre Ce lac dur oublié que hante sous le givre Le
