Roland Giguère
(n. 4 Mai 1929)
"Né à Montréal en 1929, Roland Giguère étudie la typographie, la gravure et la lithographie à l'École des Arts graphiques de Montréal puis à Paris."
Niciun text în limba română.
Texte în alte limbi:
Adorable femme des neiges
I Nous sommes loin d’ici sur les chemins de neige nous sommes loin de la veille sans lendemain nous sommes seuls et le silence prépare un
Sang et or
Centre cœur ou abîme ces oasis ne sont plus que tombeaux où le corbeau est roi sang et or coulent là où la terre autrefois accusait le poids
Pellan à la fenêtre
À Alfred Pellan. Il nous en fait voir de toutes les couleurs il nous en fait voir des belles et des meilleures il nous fait voir des
Les mots-flots
Les mots-flots viennent battre la plage blanche où j’écris que l’eau n’est plus l’eau sans les lèvres qui la boivent les mots-flots couronnant
Marthe
Mer marée mariées à merveille Amande amère et amante amène Rêve et réalité retrouvés à rebours Tout tourne toujours autour du temps qui
Nos yeux s’ouvrent
Nos yeux s’ouvrent aujourd’hui sur ce qui est nécessaire à l’éclair pour traverser la nuit nous nous sommes trop longtemps attardés à l’éclair
Ancêtres
Grands visages surgis de la mémoire ancestrale comme miroirs retrouvés après mille brisures le blanc de l\'oeil en abîme grands visages
On sème...
On sème des espoirs de toutes couleurs sur nos nuits blanches et le cœur s’apaise. (14-02-2003) Poème inédit (Roland Giguère, in
Feu Fou
Feu désert feu des nuits sans même une eau limpide dans le blanc de l\'œil feu de paille et de boue feu stérile feu pourri nous aurions pu te
Main d’œuvre
La main saigne au cœur du faire la main traverse l\'épreuve la main signe à l\'encre noire et creuse sa ligne de vie sur le cuivre verni.
Mésange
Mensonge des mots mésange qui vole quand le nid brûle dans le pin vieux lettres inutiles au coin de la feuille la plume tombe dans son
Une image perdue...
Une image perdue au fond de l\'oeil une phrase égarée qui revient à minuit sur tes lèvres ouvertes sur le livre et le rêve passe à portée de la
Une dernière vague...
Une dernière vague de froid emporte nos paroles gelées vers des banquises inconnues. 17-02-2003 Poème inédit (Roland Giguère, in
L’heure mauve
Les augures tournoient au-dessus de la table d’émeraude la noirceur s’avance avec son long cou de cristal frémissant dans les aulnes la
La nuit hurle
Un coup de cymbales un bruit de couteau dans l’aine une lame d’eau une double lame de rasoir sectionnant les lignes de la main une à une la
Après tout
Voici que nous nous retrouvons enfin au coeur de ces orages aveugles dans cette nuit de couteaux sans cible nous tremblons ensemble le temps
Par mes mains
Ils ignorent ce que je fais encore plus ce que je tais mais moi ce sont tes yeux-miroirs tes seins-oursins tes doigts-de-laine que j’aime ta
La main passe
Le vol hésitant des oiseaux autour d’une statue de sel brisée trajectoire obscure des moments passés qui battent de l’aile derniers éclats de
Roses et ronces
À Denise Rosace rosace les roses roule mon cœur au flanc de la falaise la plus dure paroi de la vie s’écroule et du haut des minarets
Amour délice et orgue
Amour délice et orgue pieds nus dans un jardin d'hélices hier j'écrivais pour en arriver au sang aujourd'hui j'écris amour délice et
Nous n\'avons plus de temps
À Gaston Miron Nous avons perdu le cours de l\'histoire nous n\'avons plus le sens de la vie nous avons oublié l\'objet dans le tiroir nous
À ma lointaine
Je te délègue mon ruisseau pour te parler de mes absences je t’envoie mon saule pour pleurer tes nuits perdues je t’envoie ma plus belle
Roman noir
Tout s\'éclaircit à la dernière page : la Dame aux longs cheveux d\'écume était la demi-soeur de la Grande Marée qui sombra dans la folie au
La main du bourreau finit toujours par pourrir
Grande main qui pèse sur nous grande main qui nous aplatit contre terre grande main qui nous brise les ailes grande main de plomb chaud
La rose future
I Au quart de lune ou à la rose trémière sur le trèfle ou sur le coeur s\'arrêtera la roue de fortune et l\'épée au centre de la table
