Errant amour
de MIRON Gaston(2014)
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Ainsi créatures de l’hallucinante dépossession
le brasier roule en mon corps tous les tonnerres
la démence atteint les plus haut gratte-ciel
quels ravages de toi ma belle dans le vide de toi
tant ma peine débonde qu’il n’est plus d’horizon
arquebuses et arcs-en-ciel brûlent mes yeux noyés
ainsi je lutte à rebours contre réel et raison
ainsi je charbonne dans la nostalgie des places
ainsi jusqu’en mes froids les plus nocturnes
avec la folie lunaire qui t’emporte ma belle…
(Gaston Miron, « Poèmes de l’amour en sursis » in L’homme rapaillé)
