A dix mois
de Mihail Gălățanu(2005)
1 min lectură
Mediu
Ô comme j\'envie ceux qui sont nés à dix mois !
Ils ont quitté avec peine leur première patrie amniotique.
Qu\'il est bon de flotter dans un liquide
pareil à une bain de vapeurs !
Là je demeure immobile
comme dans un sauna,
les yeux fermés,
lorsque les rayons de soleil
et les astres
coulent au-dessus et les baignent.
Tout comme les rayons du monde. J\'entends
les mains des papis qui passent sur le ventre
en collant leurs oreilles au nombril
pour entendre les tic-tac.
Et d\'autres mains
viennent caresser cette boule immense de volupté que j\'habite,
mon éternel mausolée.
Bercé par la marche de ma mère,
par son balancement quand elle monte les escaliers,
par sa cadence merveilleuse,
de rêve,
quand elle entre dans la salle de bain.
Toutes ces mains se réjouissent calmement
de l\'intérieur si pur de ma mère.
L\'unique.
Car il n\'y a rien de plus chaste
que son intérieur où la messe du dimanche résonne
si claire et paisible.
Traduit du roumain: Lucia Sotirova
Burta înstelată
LA ZECE LUNI
Ils ont quitté avec peine leur première patrie amniotique.
Qu\'il est bon de flotter dans un liquide
pareil à une bain de vapeurs !
Là je demeure immobile
comme dans un sauna,
les yeux fermés,
lorsque les rayons de soleil
et les astres
coulent au-dessus et les baignent.
Tout comme les rayons du monde. J\'entends
les mains des papis qui passent sur le ventre
en collant leurs oreilles au nombril
pour entendre les tic-tac.
Et d\'autres mains
viennent caresser cette boule immense de volupté que j\'habite,
mon éternel mausolée.
Bercé par la marche de ma mère,
par son balancement quand elle monte les escaliers,
par sa cadence merveilleuse,
de rêve,
quand elle entre dans la salle de bain.
Toutes ces mains se réjouissent calmement
de l\'intérieur si pur de ma mère.
L\'unique.
Car il n\'y a rien de plus chaste
que son intérieur où la messe du dimanche résonne
si claire et paisible.
Traduit du roumain: Lucia Sotirova
Burta înstelată
LA ZECE LUNI
