Louise de Vilmorin›Poezii
(0 texte)Louise de Vilmorin est née le 4 avril 1902 ŕ Verričres-le-Buisson (Essonne) dans une célčbre famille de grainetiers. Elle a été fiancée ŕ Biografia completă →
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Fleurs
Fleurs promises, fleurs tenues dans tes bras, Fleurs sorties des parenthèses d’un pas, Qui t’apportait ces fleurs l’hiver Saupoudrées du sable des
Dans l’herbe
Je ne peux plus rien dire Ni rien faire pour lui. Il est mort de sa belle Il est mort de sa mort belle Dehors Sous l’arbre de la Loi En plein
Eau de vie, Au-delà
Eau-de-vie ! Au-delà ! À l\'heure du plaisir, Choisir n\'est pas trahir, Je choisis celui-là. Je choisis celui-là Qui sait me faire rire,
Violon
Couple amoureux aux accents méconnus Le violon et son joueur me plaisent. Ah ! j’aime ces gémissements tendus Sur la corde des malaises. Aux
Le Sable du sablier
Sur le Danube en février Les longs îlots d’herbe frissonnent, Ce sont des tombeaux oubliés Que la brume d’oubli couronne. Les souvenirs y sont
Plus jamais
Plus jamais de chambre pour nous, Ni de baisers à perdre haleine Et plus jamais de rendez-vous Ni de saison, d\'une heure à peine, Où reposer à
Accords doux à Cordoue
« Accords doux Décors d’août C’est tôt, beys zélés À Cordoue. Lâchant son silence La chanson s’y lance : « Cette eau baise ailée, À
Passionnément
Je l’aime un peu, beaucoup, passionnément, Un peu c’est rare et beaucoup tout le temps. Passionnément est dans tout mouvement : Il est caché sous
Officiers de la garde blanche
Officiers de la garde blanche, Gardez-moi de certaines pensées la nuit. Gardez-moi des corps à corps et de l\'appui D\'une main sur ma
À Sienne
Oh ! visage étoilé des grains de la beauté du Diable Oh ! mains dans les pâtes en rubans Un garçon que le jeu inspire parle de bêtes et
Bouche de Reine
La Reine en moi bercée Me donne sa grandeur Je suis la tour hantée Dont les hommes ont peur. Bouche de Reine Sans un baiser, Tour sur la
Métamorphoses
Violon hippocampe et sirène Berceau des cœurs, cœur et berceau Larmes de Marie-Madeleine Souper d’une Reine Sanglot. Violon orgueil des mains
Dame des courants
Peu m’importent vos noms Dame des courants Seules vos mains comptent Vos sourires au bord de vos mains Sont les oiseaux sans lendemains Que le
Prière
Venez à moi que je vous mange Dans la cachette des fruits verts, Soyez ce soir le pain des anges Qu’on m’a promis pour mon dessert. (Louise de
Le garçon de Liège
Un garçon de conte de fée M’a fait un grand salut bourgeois En plein vent, au bord d’une allée, Debout sous l’arbre de la Loi. Les oiseaux
Perce-neige des matinées
Oh, le plaisir de ta venue, Oh, l’impatience retenue, Contenue, continue De ton baiser chagrin. Oh, ta gorge d’espoir bombée Ta présence du ciel
Saisons
Le temps a dissipé la blonde silhouette De mes châteaux de sable aux créneaux sans danger. De ces châteaux d\'enfant j\'étais la girouette Quand
L’île
L’île a des lis Et des lilas Pour les délices il y a des lits là. Pas de soucis, Cent liserons Viens tes soucis vite s’enliseront. Un cycle
La lune
Prenant l’amour à son image, La lune brise au fil de l’eau Les amants pris au fil de l’âge Et leur indique les roseaux. Les roseaux hantés de
La jeune sanguine
Une jeune sanguine Face au miroir voilé De voix lente voilé Se lamente en sourdine. La fièvre des marais, Feu follet de l’alcôve, Monte à ses
Ombre
Au mur une main m’offre une fleur brune : C’est une rose ou bien c’est un oiseau, Non, c’est une âme en forme de museau, Ou bien c’est une ombre
Le châle
Assise sur la plaine Elle tissait le soir Le châle de mes peines Du fil de mes espoirs. Mes mains chaudes et mains moites Blancs oiseaux
Oiseaux
Partout autour de moi des oiseaux de théâtre Sifflent des valses lentes qui me font pleurer Et lorsque leurs ombres contre le mur de
Un jour de mai
C’est aujourd’hui encore dans le gris des temps Un jour de mai à nuages, Nul vent ne souffle sur nos secrètes images, Sur nos trésors
