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Louise de Vilmorin
Louise de VilmorinPoezii (0 texte)

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À l’envers de ma porte

Ma peur bleue, ma groseille, L’amour est une abeille Qui me mange le cœur Et bourdonne à ma bouche Que tu nourris et touches Des baisers du

Louise de Vilmorin

L’œil et l’oeillet

L’œillet grenat et l’oeillet mauve Dans la chambre des jours heureux De leur parfum font une alcôve Pour mon amour dont l’œil est

Louise de Vilmorin

Adieux

Les mots sont dits, les jeux sont faits Toutes couleurs toutes mesures, Le danger cueille son bouquet, Aux falaises de l’aventure Je ne

Louise de Vilmorin

Portrait

Ta chair d’âme mêlée Chevelure emmêlée, Ton pied courant le temps, Ton ombre qui s’étend Et murmure à ma tempe Ton vert regard où trempe La

Louise de Vilmorin

Amours secrètes

Fragile en son châle rose Que la brise délia, Sous la glycine repose La Dame aux camélias. Rêve, rêve… Fatigué de perdre haleine, Las des

Louise de Vilmorin

Au jardin

Au jardin dans le coin des pensées Mes amours se sont dépensées Simples et graves comme ces fleurs Portant leurs visages aux coeurs. Dans ma main

Louise de Vilmorin

Château de ma présence

Château des souvenirs Où l’heure m’est lointaine, Où l’amour se promène, Dont j’entends les soupirs Tout au long des semaines, Château du «

Louise de Vilmorin

Le corset

La belle femme en son corset, Vive comme un poisson dans l’onde, Lasse et délasse tes projets, T’offre la clef d’un nouveau monde Ferme les yeux

Louise de Vilmorin

La maison des enfants

La maison des enfants Est livrée au grand vent Leurs chambres sont désertes. Le grand vent du matin Ne dénoue au jardin Nul ruban de soie

Louise de Vilmorin

Fiancée

Fiancée aux mille détours Que cachez-vous dans votre manche ? Est-ce la carte d’un séjour Où le rêve en gestes s’épanche ? Est-ce le plan de vos

Louise de Vilmorin

Habillée au goût du bonheur

Habillée au goût du bonheur Elle traversa mes années Sans jamais parler du bonheur. Et le soir cheminant l’allée, Cheminant les sentiers des

Louise de Vilmorin

Chanson

Tous les pirates du Levant N’ont d’autre idole Qu’une boussole Tous les pirates du Levant Ont des captives au couvent. Une pauvre enfant de

Louise de Vilmorin

Mercredi des Cendres

J’irai bien volontiers, le Mercredi des Cendres, Effaçant de ton front l’annonce du trépas, Te porter la mort lente à l’abri de mes bras. J’irai

Louise de Vilmorin

J’ai la toux dans mon jeu

J’ai la toux dans mon jeu, C’est ainsi que je gagne Les cœurs aventureux Qui battent la campagne. Appuyés à mon lit Que secouent mes morts

Louise de Vilmorin

Le rêve du coeur

Je suis une enfant très lointaine Car j’ai le rêve dans mon cœur. Mon cœur est l’époux de ma peine Et ce couple est fait de malheur. Je suis une

Louise de Vilmorin

Souvenir et plaisir

Souvenir et plaisir ne font pas bon ménage, Vois déferler les pleurs au revers des beaux jours, Vois au flot du regret la parure

Louise de Vilmorin

La fiancée

Sous la menace des promesses Et sous le givre des pudeurs L’image paraît et paresse Devant la fiancée en pleurs. - L’étoile du berger vous

Louise de Vilmorin

Le cheval

J’aime porter de longs cheveux Comme une femme, J’aime porter un amoureux Près de sa dame, J’aime porter le poids fatal Des inconnus, J’aime

Louise de Vilmorin

Où les sens ne font qu’un

Je suis dans une chambre où les sens ne font qu’un, Oreille, nez et main, bouche et regard s’assemblent, L’œil entend, le nez voit, la main goûte

Louise de Vilmorin

Le thé

Dans les vapeurs montant du thé J’ai vu passer une personne Pour qui mon cœur s’est endetté. J’ai vu passer les regrettés Portant à leur front ma

Louise de Vilmorin

Un rire sur mes maux

Mon beau petit oiseau, mon enfant sur ma tombe Qu’elle est pâle la nuit, qu’il est doux le berceau De tes bras, de ton cœur, de ton regard d’où

Louise de Vilmorin

Le manteau

Ce n’est pas de gaîté qu’est tissé ce manteau C’est mon manteau de guerre lasse. La patience y posa ses guipures tenaces, L’amour fuyant m’en fit

Louise de Vilmorin

Ton souvenir

Ton souvenir porte poignard Et me poursuit à main armée. S’il est trop tôt, il est trop tard. Ne t’ai-je encore assez aimée ? (Louise de

Louise de Vilmorin

L’allée italienne

Plus tard, par l’allée italienne, J’irai l’après-midi, longeant les murs du temps, Promener dans sa grâce nouvelle L’enfant de mes soucis. Cœur

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