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Le chant du Nay

de Khalil Gibran(2009)

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Donne-moi le Nay (1) et chante,
Le chant, secret de l\'éternité.
Les lamentos du Nay s’attarderont
Au-delà de l’étiolement de l\'existence.
As-tu, comme moi,
Préféré pour demeure
La forêt aux châteaux ?
As-tu suivi l’onde
Et gravi les rochers ?
T\'es-tu oint le corps d’onguent,
Effluve évaporé dans la lumière ?
T\'es-tu enivré de l\'aube
Dans des coupes emplies d\'éther ?
T\'es-tu, comme moi,
Assis, au crépuscule,
Parmi les joues indolentes et lustrées
Des vignes gorgées de grappes ?
T\'es-tu couché sur l\'herbe la nuit
Et t’es-tu recouvert des cieux,
T’épanchant en l\'avenir
Et oublieux du passé ?
Donne-moi le Nay et chante,
Le chant, diapason des cœurs.
Les lamentos du Nay s’attarderont
Au-delà de l’épuisement des péchés.
Donne-moi le Nay et chante,
Oublie maux et remèdes,
Car tout homme
N’est qu’ébauche d’aquarelle.
1) Flûte en roseau dont jouent les derviches lors des séances de « dhikr » et notamment au cours de l’oratorio spirituel. « Sâma » symbolise l’âme séparée de sa source divine qui aspire à y retourner en se lamentant.
(Khalil Gibran, L’œil du Prophète, anthologie, Paris, Albin Michel, 1991.
Aussi in Les processions, 1919)

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Khalil Gibran. “Le chant du Nay.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/khalil-gibran/poezie/le-chant-du-nay

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