La mort de l’été
de Jeanne Neis Nabert(2015)
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L’été traqué dans les allées
Laisse les traces de son sang
Sur les bords rouges de l’étang
Sur les feuilles amoncelées.
Les averses l’ont transpercé
De folles, fines, froides flèches
Et le vent d’est aux lèvres sèches
Boit la sève à son cœur blessé.
Ses pourpres, ses profondes plaies
Auront la brume pour linceul,
Quand pour mourir, stoïque et seul
Il s’étendra sous les futaies…
(Jeanne Neis-Nabert, « Poèmes » in Silences brisés, 1908, p. 30)
