Désir
de Jeanne Neis Nabert(2015)
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Mediu
La mer étreint la terre blonde
Et soupire et supplie en vain.
-« Je n’aime que toi seule au monde
Entr’ouvre-moi ton cœur divin ! »-
La terre étreint la mer profonde
Et supplie et soupire : « Ô Mer
Je veux m’abîmer en ton onde,
Entr’ouvre-moi ton cœur amer ! »-
Mais leur désir pareil au nôtre
Est si farouche et si fervent,
Qu’aucune d’elles n’entend l’autre
Et que leurs voix meurent au vent.
(Jeanne Neis-Nabert, « La mer» in Silences brisés, 1908, p. 59)
