Midi
de Hermann Hesse(2015)
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Mediu
L’herbe sèche est emplie par le chœur des cigales,
Les sauterelles crissent sur la pente aride,
Le ciel brûle et revêt lentement les montagnes
Pâles, au loin, d’un mince voile de blancheur.
Tout bruisse, tout crépite, et déjà dans le bois
La fougère et la mousse craquent sous le pied.
Dans l’air raréfié du firmament désert,
Le soleil de juillet, chauffé à blanc, flamboie.
Un souffle de vent tiède arrive doucement,
Et appelle au sommeil. L’oreille entend déjà
Dans son rêve, comme un soulagement béni,
Le déluge bruyant de l’orage à venir.
(Hermann Hesse, Tessin, textes de prose et de poèmes,
Genève, Metropolis, 2000, p. 113)
