Jadis, il y a de cela mille ans
de Hermann Hesse(2015)
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Inquiet, avide de voyages
Sortant d’un rêve incohérent
J’entends mon bambou sauvage
Susurrer dans le noir son chant.
Je ne peux m’étendre, m’apaiser,
Je dois quitter les voix anciennes,
Me projeter au loin, voler,
Partir où l’infini me mène.
Jadis, il y a de cela mille ans
Dans une patrie, un jardin
Sur un tombeau d’oiseau tout blanc
Les crocus pointaient un à un.
J’aimerais déployer des ailes
Loin du sortilège qui m’entoure
Rejoindre l’époque si belle
Dont l’or m’illumine toujours.
(Hermann Hesse, Éloge de la vieillesse, Paris, Calmann-Lévy, 2000, p. 178)
