VENISE
de Eminescu, Mihai(2006)
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Mediu
La vie de la grandiose Venise s’est éteinte,
Ni chansons, ni lumières de bal ne l’assaillent
Dans l’escalier en marbre, par les vieux portails,
Entre la lune, offrant aux murs une bien blanche teinte.
Okéanos sanglote, pleure dans les canaux…
Rien qu’immortel, il reste dans la fleur de l’âge.
Un baiser mettrait du souffle au cœur volage,
Il déferle sur de vieux murs, résonnent ses flots.
Un gros silence de mort, règne dans la cité,
Aumônier témoin d’un temps indélébile :
Bien sinistrement Saint-Marc minuit va marquer.
D’une voix sépulcrale, une voix de Sibylle,
Il prononce lentement, d’une façon cadencée :
Les morts ne ressuscitent jamais, va, nubile !
(Traduction : Constantin Frosin)
