Texte în alte limbi:
Au bord du quai
Et qu\'importe d\'où sont venus ceux qui s\'en vont, S\'ils entendent toujours un cri profond Au carrefour des doutes ! Mon corps est lourd, mon
Dis-moi, ma simple et ma tranquille amie
Dis-moi, ma simple et ma tranquille amie, Dis, combien l\'absence, même d\'un jour, Attriste et attise l\'amour , Et le réveille, en ses brûlures
Asseyons-nous tous deux près du chemin
Asseyons-nous tous deux près du chemin, Sur le vieux banc rongé de moisissures, Et que je laisse, entre tes deux mains sûres, Longtemps
A la gloire du vent
- Toi qui t\'en vas là-bas, Par toutes les routes de la terre, Homme tenace et solitaire, Vers où vas-tu, toi qui t\'en vas ? - J\'aime le
Chaque heure, où je songe à ta bonté
Chaque heure, où je songe à ta bonté Si simplement profonde, Je me confonds en prières vers toi. Je suis venu si tard Vers la douceur de ton
Au loin
Ancres abandonnées sous des hangars maussades, Porches de suie et d\'ombre où s\'engouffrent des voix, Pignons crasseux, greniers obscurs, mornes
Chanson de fou (2)
Je les ai vus, je les ai vus, Ils passaient, par les sentes, Avec leurs yeux, comme des fentes, Et leurs barbes, comme du chanvre. Deux bras de
A la gloire des cieux
L\'infini tout entier transparaît sous les voiles Que lui tissent les doigts des hivers radieux Et la forêt obscure et profonde des cieux Laisse
Chanson de fou (1)
Le crapaud noir sur le sol blanc Me fixe indubitablement Avec des yeux plus grands que n\'est grande sa tête ; Ce sont les yeux qu\'on m\'a
Au temps où longuement j\'avais souffert
Au temps où longuement j\'avais souffert, Où les heures m\'étaient des pièges, Tu m\'apparus l\'accueillante lumière Qui luit aux fenêtres,
Des fleurs fines et mousseuses comme l\'écume
Des fleurs fines et mousseuses comme l\'écume Poussaient au bord de nos chemins Le vent tombait et l\'air semblait frôler tes mains Et tes
Lorsque tu fermeras mes yeux....
Lorsque tu fermeras mes yeux a la lumière, Baise-les longuement, car ils t\'auront donné Tout ce qui peut tenir d\'amour passionné Dans le
Chanson de fou (3)
Brisez-leur pattes et vertèbres, Chassez les rats, les rats. Et puis versez du froment noir, Le soir, Dans les ténèbres. Jadis, lorsque mon
Ardeur des sens, ardeur des coeurs...
Ardeur des sens, ardeur des coeurs, ardeur des âmes, Vains mots créés par ceux qui diminuent l\'amour ; Soleil, tu ne distingues pas d\'entre tes
Au passant d\'un soir
Dites, quel est le pas Des mille pas qui vont et passent Sur les grand\'routes de l\'espace, Dites, quel est le pas Qui doucement, un soir,
Le passeur d\'eau
Le passeur d\'eau, les mains aux rames, A contre flot, depuis longtemps, Luttait, un roseau vert entre les dents. Mais celle hélas! Qui le
Au clos de notre amour, l\'été se continue
Au clos de notre amour, l\'été se continue : Un paon d\'or, là-bas, traverse une avenue ; Des pétales pavoisent - Perles, émeraudes, turquoises
Fleur fatale
L\'absurdité grandit comme une fleur fatale Dans le terreau des sens, des coeurs et des cerveaux ; En vain tonnent, là-bas, les prodiges nouveaux
La chance
En tes rêves, en tes pensées, En ta main souple, en ton bras fort, En chaque élan tenace où s\'exerce ton corps La chance active est
Avec mes sens, avec mon coeur ...
Avec mes sens, avec mon coeur et mon cerveau, Avec mon être entier tendu comme un flambeau Vers ta bonté et vers ta charité Sans cesse
À la Belgique
Hélas, depuis les jours des suprêmes combats, Tes compagnes sont la frayeur et l'infortune ; Tu n'as plus pour pays que des lambeaux de dunes Et
Mon village
Une place minime et quelques rues, Avec un Christ au carrefour ; Et l'Escaut gris et puis la tour Qui se mire, parmi les eaux bourrues ; Et le
L'Escaut
Et celui-ci puissant, compact, pâle et vermeil, Remue, en ses mains d'eau, du gel et du soleil ; Et celui-là étale, entre ses rives brunes, Un
La Grand'Place
Les magasins de la Grand'Place Mirent leur deuil et leur passé, Et l'or de leur fronton usé, Dans les égouts qui les enlacent. Un drapeau
