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Émile Verhaeren
Émile VerhaerenPoezii (1 texte)

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Au bord du quai

Et qu\'importe d\'où sont venus ceux qui s\'en vont, S\'ils entendent toujours un cri profond Au carrefour des doutes ! Mon corps est lourd, mon

Émile Verhaeren

Dis-moi, ma simple et ma tranquille amie

Dis-moi, ma simple et ma tranquille amie, Dis, combien l\'absence, même d\'un jour, Attriste et attise l\'amour , Et le réveille, en ses brûlures

Émile Verhaeren

Asseyons-nous tous deux près du chemin

Asseyons-nous tous deux près du chemin, Sur le vieux banc rongé de moisissures, Et que je laisse, entre tes deux mains sûres, Longtemps

Émile Verhaeren

A la gloire du vent

- Toi qui t\'en vas là-bas, Par toutes les routes de la terre, Homme tenace et solitaire, Vers où vas-tu, toi qui t\'en vas ? - J\'aime le

Émile Verhaeren

Chaque heure, où je songe à ta bonté

Chaque heure, où je songe à ta bonté Si simplement profonde, Je me confonds en prières vers toi. Je suis venu si tard Vers la douceur de ton

Émile Verhaeren

Au loin

Ancres abandonnées sous des hangars maussades, Porches de suie et d\'ombre où s\'engouffrent des voix, Pignons crasseux, greniers obscurs, mornes

Émile Verhaeren

Chanson de fou (2)

Je les ai vus, je les ai vus, Ils passaient, par les sentes, Avec leurs yeux, comme des fentes, Et leurs barbes, comme du chanvre. Deux bras de

Émile Verhaeren

A la gloire des cieux

L\'infini tout entier transparaît sous les voiles Que lui tissent les doigts des hivers radieux Et la forêt obscure et profonde des cieux Laisse

Émile Verhaeren

Chanson de fou (1)

Le crapaud noir sur le sol blanc Me fixe indubitablement Avec des yeux plus grands que n\'est grande sa tête ; Ce sont les yeux qu\'on m\'a

Émile Verhaeren

Au temps où longuement j\'avais souffert

Au temps où longuement j\'avais souffert, Où les heures m\'étaient des pièges, Tu m\'apparus l\'accueillante lumière Qui luit aux fenêtres,

Émile Verhaeren

Des fleurs fines et mousseuses comme l\'écume

Des fleurs fines et mousseuses comme l\'écume Poussaient au bord de nos chemins Le vent tombait et l\'air semblait frôler tes mains Et tes

Émile Verhaeren

Lorsque tu fermeras mes yeux....

Lorsque tu fermeras mes yeux a la lumière, Baise-les longuement, car ils t\'auront donné Tout ce qui peut tenir d\'amour passionné Dans le

Émile Verhaeren

Chanson de fou (3)

Brisez-leur pattes et vertèbres, Chassez les rats, les rats. Et puis versez du froment noir, Le soir, Dans les ténèbres. Jadis, lorsque mon

Émile Verhaeren

Ardeur des sens, ardeur des coeurs...

Ardeur des sens, ardeur des coeurs, ardeur des âmes, Vains mots créés par ceux qui diminuent l\'amour ; Soleil, tu ne distingues pas d\'entre tes

Émile Verhaeren

Au passant d\'un soir

Dites, quel est le pas Des mille pas qui vont et passent Sur les grand\'routes de l\'espace, Dites, quel est le pas Qui doucement, un soir,

Émile Verhaeren

Le passeur d\'eau

Le passeur d\'eau, les mains aux rames, A contre flot, depuis longtemps, Luttait, un roseau vert entre les dents. Mais celle hélas! Qui le

Émile Verhaeren

Au clos de notre amour, l\'été se continue

Au clos de notre amour, l\'été se continue : Un paon d\'or, là-bas, traverse une avenue ; Des pétales pavoisent - Perles, émeraudes, turquoises

Émile Verhaeren

Fleur fatale

L\'absurdité grandit comme une fleur fatale Dans le terreau des sens, des coeurs et des cerveaux ; En vain tonnent, là-bas, les prodiges nouveaux

Émile Verhaeren

La chance

En tes rêves, en tes pensées, En ta main souple, en ton bras fort, En chaque élan tenace où s\'exerce ton corps La chance active est

Émile Verhaeren

Avec mes sens, avec mon coeur ...

Avec mes sens, avec mon coeur et mon cerveau, Avec mon être entier tendu comme un flambeau Vers ta bonté et vers ta charité Sans cesse

Émile Verhaeren

À la Belgique

Hélas, depuis les jours des suprêmes combats, Tes compagnes sont la frayeur et l'infortune ; Tu n'as plus pour pays que des lambeaux de dunes Et

Émile Verhaeren

Mon village

Une place minime et quelques rues, Avec un Christ au carrefour ; Et l'Escaut gris et puis la tour Qui se mire, parmi les eaux bourrues ; Et le

Émile Verhaeren

L'Escaut

Et celui-ci puissant, compact, pâle et vermeil, Remue, en ses mains d'eau, du gel et du soleil ; Et celui-là étale, entre ses rives brunes, Un

Émile Verhaeren

La Grand'Place

Les magasins de la Grand'Place Mirent leur deuil et leur passé, Et l'or de leur fronton usé, Dans les égouts qui les enlacent. Un drapeau

Émile Verhaeren
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