Emile Nelligan›Poezii
(23 texte)Emile Nelligan s-a nascut pe 24-XII-1879 in Montreal, Canada, si a murit pe 18-XI-1941. Nascut dintr-un tata irlandez si o mama franco-canadiana, Biografia completă →
A une femme detestee
Combien je vous déteste et combien je vous fuis : Vous êtes pourtant belle et très noble d\'allure, Les Séraphins ont fait votre ample chevelure
Charles Baudelaire
Maître, il est beau ton Vers ; ciseleur sans pareil Tu nous charmes toujours par ta grâce nouvelle, Parnassien enchanteur du pays du soleil,
Chopin
Fais, au blanc frisson de tes doigts, Gémir encore, ô ma maîtresse ! Cette marche dont la caresse Jadis extasia les rois. Sous les lustres aux
Le chat fatal
Un soir que je fouillais maint tome Y recherchant quelque symptôme De morne idée, un chat fantôme Soudain sur moi sauta, Sauta sur moi de
Chapelle de la morte
La chapelle ancienne est fermée, Et je refoule à pas discrets Les dalles sonnant les regrets De toute une ère parfumée. Et je t\'évoque, ô
Caprice blanc
L\'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres Des pastels de jardins de roses en glaçons. Le froid pique de vif et relègue aux
Chateaux en Espagne
Je rêve de marcher comme un conquistador, Haussant mon labarum triomphal de victoire, Plein de fierté farouche et de valeur notoire, Vers des
Chapelle ruinee
Et je retourne encor frileux, au jet des bruines, Par les délabrements du parc d\'octobre. Au bout De l\'allée où se voit ce grand Jésus
Violon d\'adieu
Vous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches Valsaient dans l\'âtre clair, cependant qu\'au salon Un abat-jour mêlait en ondulement long
Mazurka
Rien ne captive autant que ce particulier Charme de la musique où ma langueur s\'adore, Quand je poursuis, aux soirs, le reflet que mordore Maint
La mort du moine
Voici venir les tristes frères Vers la cellule où tu te meurs. Ton esprit est plein de clameurs Et de musiques funéraires. Apportez-lui le
Sur un portrait du Dante
C\'est bien lui, ce visage au sourire inconnu, Ce front noirci du hâle infernal de l\'abîme, Cet oeil où nage encor la vision sublime : Le
Le talisman
Pour la lutte qui s\'ouvre au seuil des mauvais jours, Ma mère m\'a fait don d\'un petit portrait d\'elle, Un gage auquel je suis resté depuis
Lied fantastique
Casqués de leurs shakos de riz, Vieux de la vieille au mousquet noir, Les hauts toits, dans l\'hivernal soir, Montent la consigne à Paris.
Notre-Dame des Neiges
Sainte Notre-Dame, en beau manteau d\'or, De sa lande fleurie Descend chaque soir, quand son Jésus dort En sa Ville-Marie. Sous
Texte în alte limbi:
Je sens voler en moi les oiseaux du génie
Je sens voler en moi les oiseaux du génie, Mais j`ai tendu si mal mon piège qu`ils ont pris Dans l`azur cérébral leurs vols blancs, bruns et
Je plaque lentement les doigts de mes névroses
Je plaque lentement les doigts de mes névroses, Chargés des anneaux noirs de mes dégoûts mondains, Sur le sombre clavier de la vie et des choses.
À Georges Rodenbach
Blanc, blanc, tout blanc, ô Cygne ouvrant tes ailes pâles, Tu prends l\'essor devers l\'Éden te réclamant, Du sein des brouillards gris de ton
Hiver sentimental
Loin des vitres ! clairs yeux dont je bois les liqueurs, Et ne vous souillez pas à contempler les plèbes. Des gels norvégiens métallisent les
Soir d\'hiver
Ah! comme la neige a neigé! Ma vitre est un jardin de givre. Ah! comme la neige a neigé! Qu\'est-ce que le spasme de vivre A la douleur que
La romance du vin
Tout se mêle en un vif éclat de gaieté verte O le beau soir de mai ! Tous les oiseaux en choeur, Ainsi que les espoirs naguère à mon
Le vaisseau d\'or
Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l\'or massif: Ses mâts touchaient l\'azur, sur des mers inconnues; La Cyprine d\'amour, cheveux épars,
La sorella dell\'amore
Mort, que fais-tu, dis-nous, de tous ces beaux trophées De vierges que nos feux brûlent sur tes autels ? Réponds, quand serons-nous pour jamais
Thème sentimental
Je t\'ai vue un soir me sourire Dans la planète des Bergers : Tu descendais à pas légers Du seuil d\'un château de porphyre. Et ton oeil de
