Sari la conținutul principal
Poezie.ro

La chanson de l'ouvrière

de Emile Nelligan(2017)

2 min lectură

Mediu
À Denys Lanctôt
Les heurs crèvent comme une bombe ;
À l'espoir notre jour qui tombe
Se mêle avec le confiant.
Pique aiguille ! assez piqué, piquant !
Les heurs crèvent comme une bombe.
Ici-bas tout geint, casse ou pleure ;
Rien de possible ne demeure
À ce qui demeurait avant.
Pique aiguille ! assez piqué, piquant !
Ici-bas tout geint, casse ou pleure.
Je suis lasse de cette vie,
Je veux dormir, ô bonne amie,
Laisse-moi reposer, assez !
Non, pique aiguille ! assez piquant, piqué !
Je suis lasse de cette vie.
Hâve par ma forte journée
Je blasphème ma destinée,
Feuille livide au mauvais vent ;
Un peu de sang sur mes doigts coule,
L'heure râle, pleure et s'écoule.
Ah ! mon pain me rend suffocant.
N'importe, pique aiguille ! piqué, piquant !
L'heure râle, pleure et s'écoule.
Pourquoi donc Dieu me rend-il malheureuse ?
Je suis très pauvre et je vis presque en gueuse.
Hélas ! la peine est un fardeau pesant.
N'importe, pique aiguille ! piqué, piquant !
Pourquoi donc Dieu me rend-il malheureuse ?
Tout dans l'abandon je le passe
Mon gagne-pain passe et repasse
Dans un seul même tournement.
N'importe, pique aiguille ! piqué, piquant !
Tout dans l'abandon je le passe.
(Émile Nelligan, Poésies complètes)

Despre aceasta lucrare

Tip
Poezie
An
Cuvinte
213
Citire
2 min
Versuri
35
Actualizat

Cum sa citezi

Emile Nelligan. “La chanson de l'ouvrière.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/emile-nelligan/poezie/la-chanson-de-louvriere

Comentarii (0)

Autentifica-te pentru a lasa un comentariu.