Édouard Glissant
(n. 21 Sep 1928)
"Edouard Glissant (born in Sainte-Marie, Martinique in 1928) is a French writer, poet and literary critic. He is widely recognised as being one of the"
Niciun text în limba română.
Texte în alte limbi:
Cactus
Rêches de crocs sur la crête au vent Ils arrêtent le pollen du temps Ils éclairent midi sonnant Nul ne les prend Ils disparaissent dans
Un champ d’îles, extraits
Savoir ce qui dans vos yeux berce Une baie de ciel un oiseau La mer, une caresse dévolue Le soleil ici revenu Beauté de l\'espace ou otage De
Matin
Vos champs meurent, vos champs sans fin : De branche en branche vers l’écho Le rêve à peine est dans la fleur Déjà le vent court au matin. Un
Vertige des temps froids
Cendres taillis ô vos jours Sont d’infini abandonné Vos mensonges tels des atours Sont pleurs, au miroir animés Maigre miroir et haute
IDÉAL
Universels ô universels nous tarissons sahel nous fleurissons derril Quels lamas nous frètent message pour nos mamailles de Roche-Carrée L’eau
GORÉE
Vivait son cri à tout un arbre : ses racines coulèrent en ravines par hèlement. Il fut nouer dans la gorge du temps le cru des profonds, et
Fumée noire
Folle folle des yeux sans pain, fleuri le cri du merle dans son ombre de sureau (c’est la quatrième étoile à gauche en venant par le coup d’œil du
BRÛLIS
la barre la boise les ceps le carcan (bâillon de piment, oreille cloutée) le quatre-piquets la brimballe nous ne traçons ces cicatrices de
La baie du ciel
Elle, miroir, et si gardée Que les herbes atroces fuient Où vont l’attente la torture. Un arbre ne tient dans la main creuse du chemin Qui de
Baton Rouge
Ils m’attendent, là-bas où la pluie est ouverte Et l’encre en son registre a scellé rien qu’un pleur Ils m’attendent, le plat-d’herbe exalte la
Les yeux la voix
Les flambeaux s’accusaient de la couleur noir étang de la nuit. Nos mains solubles nos airs de rapine boiseuse la paille flambée de nos yeux
Poétique
Comprendre temps chaleur Roche chaleur douleur mariée cri vaporant son mot voyelle à voyelle concrétées. (Édouard Glissant, Boises, 1979)
Québec
Bond, comme en l’o d’oti ou yé Haut et fort sur la saison finissante Pour pousser avant, où les pôles défaillent L’insolent cheval
Bezaudin
Passé les roches de rivière Flétries loin au-delà du souvenir Un mulet cabré déhale l’oncle qui n’a pas nom La véranda navigue, l’homme attaché
L’innommé
Les yeux en gale les yeux Brûlent autour de vous La mort en parchemin Crayonne les os un à un (Édouard Glissant, Fastes, 1991)
Habana
De dix en vingt années la jeune fille s’émince Ses jardins sont hélés de palmiers aveugles À flanc du bateau noir le tir aigu des lianes Comment
