Spleen
J’ai plus des souvenirs que si j’avais mille ans. Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans, De vers, de billets doux, de procès, de
Spleen
Traducerea Necula Florin Danut
Am multe amintiri, parcă-aş avea mii de ani. O mobilă imensă, făcută de-artizani, Ce-i plină de bilanţuri, chitanţe, dulci răvaşe Şi versuri
Un hoit
O, suflete-amintește- i priveliștea murdară Ce-atât de mult cândva ne-a umilit În diminea a-aceea cu molcom cer de vară; Un hoit scârbos pe un
Texte în alte limbi:
A une passante
La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d\'une main
Allégorie
C\'est une femme belle et de riche encolure, Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure. Les griffes de l\'amour, les poisons du tripot, Tout
Le Chat
I Dans ma cervelle se promène, Ainsi qu\'en son appartement, Un beau chat, fort, doux et charmant. Quand il miaule, on l\'entend à
Le Chat
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et
Les Chats
Les amoureux fervents et les savants austères Aiment également dans leur mûre saison Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, Qui comme
La muse malade
Ma pauvre muse, hélas! qu’as-tu donc ce matin? Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes, Et je vois tour à tour s’étaler sur ton teint La
Le Léthé
Viens sur mon cœur, âme cruelle et sourde, Tigre adoré, monstre aux airs indolents; Je veux longtemps plonger mes doigts tremblants Dans
Une Charogne
Rappelez-vous l\'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d\'été si doux : Au détour d\'un sentier une charogne infâme Sur un
Je te donne ces vers...
Je te donne ces vers afin que si mon nom Aborde heureusement aux époques lointaines, Et fait rêver un soir les cervelles humaines, Vaisseau
Le Revenant
Comme les anges à l’œil fauve, Je reviendrai dans ton alcôve Et vers toi glisserai sans bruit Avec les ombres de la nuit ; Et je te donnerai,
Tristesses de la lune
Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse; Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins, Qui d'une main distraite et légère caresse Avant de
Le Flambeau vivant
Ils marchent devant moi, ces yeux pleins de lumières, Qu’un Ange très-savant a sans doute aimantés ; Ils marchent, ces divins frères qui sont mes
Spleen
Pluviôse irrité contre la ville entière De son urne à grands flots verse un froid ténébreux Aux pâles habitants du voisin cimetière Et la
Les yeux de Berthe
Vous pouvez mépriser les yeux les plus célèbres, Beaux yeux de mon enfant, par où filtre et s'enfuit Je ne sais quoi de bon, de doux comme la Nuit
Le Jet d\'eau
Tes beaux yeux sont las, pauvre amante ! Reste longtemps, sans les rouvrir, Dans cette pose nonchalante Où t\'a surprise le plaisir. Dans la cour
Le Guignon
Pour soulever un poids si lourd, Sisyphe, il faudrait ton courage ! Bien qu\'on ait du coeur à l\'ouvrage, L\'Art est long et le Temps est
Tout entière
Le Démon, dans ma chambre haute Ce matin est venu me voir, Et, tâchant à me prendre en faute Me dit: «Je voudrais bien savoir Parmi toutes les
L’Irréparable
Pouvons-nous étouffer le vieux, le long Remords, Qui vit, s'agite et se tortille, Et se nourrit de nous comme le ver des morts, Comme du chêne
Ciel brouillé
On dirait ton regard d\'une vapeur couvert ; Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?) Alternativement tendre, rêveur, cruel, Réfléchit
Élévation
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, Par delà le soleil, par delà les éthers, Par delà
Un jour de pluie
Midi sonne, le jour est bien sombre aujourd'hui ; À peine ce matin si le soleil a lui ; Les nuages sont noirs, et le vent qui les berce Les
