Le vent
de Boris Pasternak(2015)
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Je ne suis plus, tu vis encore,
Et le vent qui gémit et pleure,
Balance forêt et demeure,
Non pas à part chaque sapin,
Mais tout entière, tous ses arbres,
Tout l’infini de ses lointains,
Comme de grands voiliers au large
Sur l’eau paisible du mouillage,
Et ce n’est pas par pur entrain
Ou par fureur capricieuse,
Mais pour donner à ton chagrin
Les mots qu’il faut à ta berceuse.
(Boris Pasternak, « Vers de Iouri Jivago », in « Le Docteur Jivago »)
