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Neige
La neige nous met en rêve Sur de vastes plaines, Sans traces ni couleur. Veille mon cœur, La neige nous met en selle Sur des coursiers
LA FILLE MAIGRE
Je suis une fille maigre Et j’ai de beaux os. J’ai pour eux des soins attentifs Et d’étranges pitiés Je les polis sans cesse Comme de vieux
La nuit
La nuit Le silence de la nuit M\'entoure Comme de grands courants sous-marins. Je repose au fond de l\'eau muette et glauque. J\'entends mon
Nos mains au jardin
Nous avons eu cette idée de planter nos mains au jardin Branches des dix doigts Petits arbres d\'ossements Chère plate-bande. Tout le
Il y a certainement quelqu\'un
Il y a certainement quelqu\'un Qui m\'a tuée Puis s\'en est allé Sur la pointe des pieds Sans rompre sa danse parfaite. A oublié de me
Eveil au seuil d\'une fontaine
Ô ! spacieux loisir Fontaine intacte Devant moi déroulée À l’heure Où quittant du sommeil La pénétrante nuit Dense forêt Des songes
Les mains
Elle est assise au bord des saisons Et fait miroiter ses mains comme des rayons. Elle est étrange Et regarde ses mains que colorent les
Baigneuse
Soleil en pluie sur la mer Soleil roux soleil jaune Blanc soleil de midi Bleu soleil sur la mer Mélange des eaux et du feu A midi. Onde
Au palais de l\'enfant sauvage
Au palais de l\'enfant sauvage Jaillirent des larmes de sel Leur éclat fut tel Que les gardes qui veillent Aux marches du palais Furent
Marine
À quoi rêvais-je tantôt, Que j’étais si bien? Quel est ce flux Et ce reflux Qui montent sur moi, Et me font croire Que j’étais endormie, Sur
Chats
Leurs yeux Ont les profondeurs glauques Où l’or se mêle au vert Des étangs les plus secrets. Leurs yeux Sont des rets
Musique
Moins qu’une chanson, Pas une voix, Ni aucun air arrangé d’avance; Un son frais Qui coule tout seul Comme le son d’une flûte Qu’on
Trop à l’étroit
Trop à l’étroit dans le malheur, l’ayant crevé comme une vieille peau Vieille tunique craque aux coutures, se déchire et se fend de bas en
INVENTAIRE
Dans un réduit Très clair et nu On a ouvert son cœur En toute pitié : Fruit crevé Fraîche entaille Lame vive et ciselée Fin couteau pour
Terrain vague
Les enfants hâves et mal peignés Qu\'on a relégués Hors de la planète Au delà des nuages gris Plus loin que les astres et les anges Baignent
De Toutes Petites Peines
De toutes petites peines Quotidiennes Posées sur le pré à midi Larmes d\'enfants Mises à sécher sur l\'herbe verte Fondent au
INSTANT
La rue paisible, Le vert transparent Des feuilles, L’inflexion Des bouleaux Et l’élancement Des branches; Un enfant Qui chante, Un homme qui
Pour un phénix
Cendres soufflées Reforme tes ailes Plume à plume Reparais face au soleil L’œil grand ouvert Fixe à nouveau L’astre du jour L’éternité
Acte de foi
Elle croit des choses qu'on ne lui a jamais dites Ni même murmurées à l'oreille Des extravagances telles qu'on frissonne Elle s'imagine tenir
Fin du monde
Je suis le cri et la blessure, je suis la femme à ton flanc qu’on outrage et qu’on viole. L’Apocalypse t’enchaîne à son char, l’horreur te lie
Je suis la terre et l'eau
Je suis la terre et l’eau, tu ne me passeras pas à gué, mon ami, mon ami Je suis le puits et la soif, tu ne me traverseras pas sans péril, mon
Retourne sur tes pas
Retourne sur tes pas ô ma vie Tu vois bien que la rue est fermée. Vois la barricade face aux quatre saisons Touche du doigt la fine maçonnerie
Jardin de fièvre
J’étouffe dans un jardin ; Des bouquets Lâchement faits Et noués de rubans M’écoeurent et m’enfièvrent. Jardins clos Sans vrai ciel, ni
Les fusillés
Dans le petit matin Alignés contre le mur Ils ont des mains puissantes Des chemises déboutonnées Des dents de loup L’allure cavalière Fument
