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Anna de Noailles

Anna de NoaillesPoezii

(2 texte)

Anna de Noailles (1876, Paris - 1933, Paris) născută prințesa Brâncoveanu, a fost o scriitoare și o poetă franceză de origine română. Vedetă a Biografia completă →

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J\'écris pour le jour

J\'écris pour que le jour où je ne serai plus On sache comme l\'air et le plaisir m\'ont plu, Et que mon livre porte à la foule future Comme

Anna de Noailles

Verdun

Le silence revêt le plus grand nom du monde; Un lendemain sans borne enveloppe Verdun. Là les hommes français sont venus un à un, Pas à pas, jour

Anna de Noailles

Il n\'est pas un instant

Poèmes de l\'amour

Il n\'est pas un instant où près de toi couchée Dans la tombe ouverte d\'un lit, Je n\'évoque le jour où ton âme arrachée Livrera ton corps à

Anna de Noailles

Le temps de vivre

Le coeur innombrable

Déjà la vie ardente incline vers le soir, Respire ta jeunesse, Le temps est court qui va de la vigne au pressoir, De l\'aube au jour qui

Anna de Noailles

Les rêves

Le coeur innombrable

Le visage de ceux qu\'on n\'aime pas encor Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves, Et va s\'illuminant sur de pâles décors Dans un

Anna de Noailles

Les saisons et l\'amour

Le coeur innombrable

Le gazon soleilleux est plein De campanules violettes, Le jour las et brûlé halette Et pend aux ailes des moulins. La nature, comme une

Anna de Noailles

Bittô

Le bourdonnant été, doré comme du miel, Parfumé de citrons, de résine et de menthe, Balance au vent sucré son rêve sensuel Et baigne son visage

Anna de Noailles

La nuit, lorsque je dors

\"L\'Honneur de souffrir\" (1927)

La nuit, lorsque je dors et qu\'un ciel inutile Arrondit sur le monde une vaine beauté, Quand les hautes maisons obscures de la ville Ont la

Anna de Noailles

Je me défends de toi...

Je me défends de toi chaque fois que je veille; J\'interdis à mon vif regard, à mon oreille, De visiter avec leur tumulte empressé Ce coeur

Anna de Noailles

Soir d\'été

Le coeur innombrable

Une tendre langueur s\'étire dans l\'espace ; Sens-tu monter vers toi l\'odeur de l\'herbe lasse ? Le vent mouillé du soir attriste le jardin ;

Anna de Noailles

Le verger

Le coeur innombrable

Dans le jardin, sucré d\'oeillets et d\'aromates, Lorsque l\'aube a mouillé le serpolet touffu, Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,

Anna de Noailles

Les parfums

Le coeur innombrable

Mon coeur est un palais plein de parfums flottants Qui s\'endorment parfois aux plis de ma mémoire, Et le brusque réveil de leurs bouquets

Anna de Noailles

Vous êtes mort un soir

L\'honneur de souffrir

Vous êtes mort un soir à l\'heure où le jour cesse. Ce fut soudain. La douce et terrible paresse En vous envahissant ne vous a pas vaincu. Rien

Anna de Noailles

Les paysages

Le coeur innombrable

Les paysages froids sont des chants de Noëls, Et les jardins de mai de languides romances Qui chantent doucement les péchés véniels Et mènent

Anna de Noailles

Ô lumineux matin

Le coeur innombrable

Ô lumineux matin, jeunesse des journées, Matin d\'or, bourdonnant et vif comme un frelon, Qui piques chaudement la nature, étonnée De te revoir

Anna de Noailles

Plainte

Le coeur innombrable

Mets les mains sur mon front où tout l\'humain orage Lutte comme un oiseau, Et perpétue, ainsi qu\'au creux des coquillages, Le tumulte des

Anna de Noailles

Vivre, permanente surprise !

L\'honneur de souffrir

Vivre, permanente surprise ! L\'amour de soi, quoi que l\'on dise ! L\'effort d\'être, toujours plus haut, Le premier parmi les égaux. La

Anna de Noailles

Paroles à la lune

Le coeur innombrable

La lune, dites-nous si c\'est votre plaisir, Ô lune cajoleuse ! Que les hommes se plient au gré de vos désirs Comme la mer houleuse, Est-ce

Anna de Noailles

Voix intérieure

Le coeur innombrable

Mon ami, quels ennuis vous donnent de l\'humeur ? Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche. Pourtant, vous n\'aurez point au monde d\'autre

Anna de Noailles

O mon ami, souffrez...

O mon ami, souffrez, je saurai par vos larmes, Par vos regards éteints, par votre anxiété, Par mes yeux plus puissants contre vous que des

Anna de Noailles

Vous êtes mort un soir

Vous êtes mort un soir à l\'heure où le jour cesse. Ce fut soudain. La douce et terrible paresse En vous envahissant ne vous a pas vaincu. Rien

Anna de Noailles

Voix intérieure

Mon ami, quels ennuis vous donnent de l\'humeur ? Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche. Pourtant, vous n\'aurez point au monde d\'autre

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