Promenade
de Anna Ahmatova(2011)
1 min lectură
Mediu
Mon aigrette heurtait le toit de la voiture.
J’ai regardé ses yeux.
Mon cœur languissait sans même savoir
Les raisons de son chagrin.
Le soir sans vent se figeait de tristesse
Sous la voûte d’un ciel tout en nuages,
Le Bois de Boulogne avait l’air
D’un dessin à l’encre dans un vieil album.
Odeur d’essence et de lilas,
Calme constamment aux aguets…
Il a encore touché mes genoux
D’une main qui tremblait à peine.
1913. Mai
(Anna Akhmatova, Requiem.
Poème sans héros et autres poèmes 2007)
