Alice Lemieux-Lévesque
(n. 23 Sep 1905)
„Québec (Canada)”
"Alice Lemieux-Lévesque était une écrivaine québécoise née à Québec le 23 septembre 1905 et décédée dans la même ville en janvier 1983 à l'âge de 77"
Niciun text în limba română.
Texte în alte limbi:
J’irai voir
J’irai voir mon rosier blanc si la vie se fait tourmente, puisqu’il faut que le cœur chante j’irai voir mon rosier blanc J’irai voir mes pavots
Clématites
Les étoiles, ce soir, Sont un rideau de clématites Au treillis des nuages. Mais le matin, d’un seul bonjour, Viendra les cueillir
La filandière
Je suis la folle filandière Qui voudrait bien tisser encor Un manteau chaud, un manteau fort Pour abriter chaque misère. Je sais des fils,
Où vont les vers d’amour ?
Où vont les vers d’amour que l’on n’a pas écrits ? Où vont ces vers fanés que vous aviez su lire Un soir, le soir divin où j’ai voulu vous
Dernier poème
Vous voici mes derniers poèmes, mon dernier spasme de vivre. Je n’écrirai plus jamais que je t’aime je n’ai plus que des fleurs de
Naufrage…
Un jour proche ou lointain Nos cœurs feront naufrage. Nous serons fous et sages D’écouter le message De l’aveugle destin. Et trop loin du
Percé
Le golfe éblouissant nous berce et nous emporte Vers le roc de Percé qui nous ouvre une porte Sur les vivants saphirs de la mer et des cieux. Le
La joie
La joie est une porte étroite. La vie n’y entre que par instants. Peu de présences sont admises : un rayon de soleil, un parfum, la main de
L’heure bleue
Le soir vient de jeter son filet de lumière Dont les mailles d’étoile emprisonnent mon cœur, Dont les mailles d’étoile emprisonnent la
Départ
J'ai pleuré de toi, du vide de nos mains absentes, du trop plein de nos souvenirs. J'ai pris la route de mes veines - de celles qui vont droit
Offrande
Le bouquet de ces peupliers Où s’appuie le ciel du jardin Je te l’offre ! Il semble prier Du même geste que tes mains. La franchise des fleurs
Credo
« L’homme ne peut conserver de forme humaine qu’aussi longtemps qu’il croit en Dieu. » (Dostoieweki) Le bonheur peut blesser mieux que tous
Dernier poème
Vous voici mes derniers poèmes, mon dernier spasme de vivre. Je n’écrirai plus jamais que je t’aime je n’ai plus que des fleurs de
Désir d’être poète
Frénésie de donner un morceau de soi-même, d’être la sœur, d’être l’amie, d’être le don pour une main tendue. Désir d’être attendue et
Les mains levées
Je te prends dans mes mains lampe allumée pour la route prochaine afin de mieux revoir les yeux de l’amitié. Je te prends dans ma
Un blanc rosier
J'amasserai les infamies et les souillures de la vie, les mensonges et les laideurs les sanglots et les peurs les trahisons et les
Gazouillis
Je t’apporte mon rire en fleur, Et mes regards et ma tendresse, Viens, je t’en ferai du bonheur, Plein ta jeunesse. Je t’arrive avec le
La source
Cette eau jetée de gouffre en gouffre du précipice au roc et du roc à l’oubli doit arriver pourtant au calme de la mer. Pardonne au pic
Solitude
Mon cœur mélodieux, blessé par l'Infini, Est venu se guérir près de toi, solitude! Pose ta gravité sur mon inquiétude, Et baigne mes rancœurs au
Matin
Jeune matin, beau vase offert à la fleur du soleil. La fenêtre s'éveille sur la prunelle de la vitre où dansera le jour. Bourgeon
Une violette
À Mère Marie de Lourdes, Ursuline. J’ai cueilli ce matin la première fleurette, Le premier sourire de Mai ; C’était au bord d’un champ, une
Consolation
Je me consolerai de la récente mort Des soirs de feu, des fleurs d’amour, des feuilles blondes, Puisque le lent parfum de l’été rôde encor Dans la
Le vent
J’aime le vent léger, prodigue de caresses, Qui d’un souffle très doux mêle les blondes tresses, Des longs épis mouvants ; Qui met sur les
Un papillon
Jamais le jardin blond ne fut aussi joli Un papillon léger qui semble né d’un lys Met deux pétales blancs sur un cyclamen rose… Il quitte le
Paysage
Qui donc viendra nous dire Que tout n’est pas cueilli, Qu’il reste un fruit rouge et mûri Sur la branche cachée à la courbe du toit ? Qu’il
Gerbe
Ombrelle des centaurées qu’on fait rouler entre ses doigts pour découper l’azur. Volupté du lilas blanc et parfum des giroflées. Élan rose
Le sanglot qui chante
Poésie tu es le clair miroir où l’on se déshabille l’âme, où l’on chuchote, où l’on clame le matin, le midi, le soir. Tu es tout esprit
