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LA VEUVE

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La Veuve
Un four à pain en pierres noircies,
Une porte foncée en bois marron,
Une cour où des coqs fiers
Se baladent dans la boue,
Un seuil devant lequel on s’essuie
Sur le tapis de corde
Dans le vent,
La vieille femme se fraie un chemin-
Une lionne abattue
Qui voudrait mordre des morceaux
De lune rajeunis…
Les yeux ne regardent plus vers le ciel.
Il y a cent ans,
Le jour des noces,
Le coq a été sacrifié
Sur le seuil de la maison,
Eclaboussée de sang,
Qu’elle reste debout.
L’été est mort , la maison se tait,
Paralysée,
Comme la truie qui pressent
L’Heure du sacrifice sur le lit de paille.
Cette femme sèche ne se plaint
Toujours amère, un peu folle d’ailleurs ,
Parfois hystérique,
Elle se nourrit à peine,
Courbée sur son tabouret trop bas,
Toujours à l’écart…
Des miettes tombent
De la polenta froide
Ecrasée entre ses doigts fébriles
Et répandent jusqu’à moi
Les messages codés ,pétrifiés ,
De la solitude
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Tip
Poezie
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167
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Nache Mamier Angela. “LA VEUVE.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/nache-mamier-angela/poezie/1780880/la-veuve

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