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entre deux rivages

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Un soir, je marchais le long d'un chemin. J'étais fatigué, malade. Je me suis arrêté pour regarder le fjord : le soleil se couchait et les nuages étaient rouges, comme du sang. J'ai senti passer un cri dans la nature ; il m'a semblé que je pouvais entendre le cri. J'ai peint ce tableau, peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient.
(Edvard Munch)


je me trouve sur un pont suspendu
(comme si c’était un hamac)
lié à deux rivages fondus dans le noir...
le pont chaloupe... tantôt par un cri effrayant et assourdissant,
tantôt par des pas qui poursuivent les rafales d’un fort vent,
quel vent ! vagabond plaqué au coin d’un beau rêve
peuplé de cerisiers, pommiers et abricotiers en fleur...
et le printemps est si beau !
quand-même, je me demande avec étonnement :
serais-je vraiment dans le tableau de Munch et personne ne m’entend ?!

je me réveille,
les éclaires me font peur,
je n’entends aucun tonnerre,
la pluie frappe la fenêtre de toute force –
elle veut que je la laisse entrer...

Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré
.
(Jacques Prévert)


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Jurnal
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Maria Gheorghe. “entre deux rivages.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/maria-gheorghe-0021767/jurnal/14090434/entre-deux-rivages

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