L’un, l’autre
Qui des deux, le premier
pleurera l’autre ?
coté pile c’est l’un
coté face c’est l’autre,
s’en mêle le destin
pile et face sont de concert
sur la tranche, dans l’ornière
la
Il pleure
La terre nocturne,
baigné de sueur
un fou s’y noie…
Les mots morts
dans ces jardins d’eucalyptus
le linge sale aux abords des massifs
une main se tend, dans les fourrés
un
Mort d’un homme
Les tireurs d’élites ont attendus une heure pour faire feu ensemble et loger une balle dans la tête de l’homme endormi …
c’est à ce moment que par la fenêtre, apparurent les
Trop tard…
Jamais tu ne sauras
quand il te faudra
arpenter les gares
gravir les redans
redonner à la mer
son flux
délaisser les marins
pour les pénéplaines ?
Jamais tu ne
Le train
C’est là…
tu m’as dit
je t’aime
il faisait noir
il pleuvait sur ta laine
tu m’as dit
j’ai froid
j’ai pris ta main
dans la mienne
le train du soir passait
j’ai pris ta
Le repas
Sur les mains sèches de l’homme
qui émiette son pain
qui brûle son doigt
aux auréoles de sang
sur la nappe
sur ces doigts fragiles
impuissants à retenir
l’instant de
La valise (1)
La valise attend
sur le carreau de la cuisine
sur le bois de la chambre
dans l’armoire
entre manteau et pardessus
Elle fait triste mine
vielle et laide
elle abrite
une
Cœur et...
Aménagement du territoire
Une caravane, une chaise et elle…
Pauvre femme, on ne connait d’elle
ni l’âge ni le cœur,
elle a le regard lourd
des mal-aimés,
qui serre le cœur des
Le mot…
Le mot ! le mot !
le voilà le mot !
il traîne dans les rues
il s’affiche sur les murs
et plane comme l’oiseau
il remonte les avenues
descend les boulevard
je le croise au
C’est un cœur qui bat trop vite
une émotion trop forte
un vertige dans le silence immobile
éternel de la croix
Dans les rues désertes du soir
des pas rapides désertent les trottoirs
des
Les hommes
Le port, la ruelle
une sombre peinture
un coin ancien de la ville
les voix tonnent entre les murs
les crachats mouillent la pierre
les rires les larmes
graffitent sur le vieux
Gargouilles
Les enfants jouent avec les couleurs
aux portes des églises,
le soleil coule le long des pierres millénaires,
les oiseaux chantent aux anges par dessus les gargouilles
maculés des
…Et la télévision
que parfois je visionne
heureux instant
que de connaitre l’autre
c’est lui c’est l’homme
mon semblable
que j’aime à l’entendre parler
il pleure quand il faut pleurer
et
Devant la fenêtre
tachée d’ocre vermeille
Un couple chair nue
des êtres solitaires
Les doigts se cherchent
dans la pénombre bleue du jour
Le temps s’offre à l’horloge du cœur
S’immobilise
Haute-Ville
Quelques mots sur l\'église d\'Haute-Ville
sa grève chargée d\'images pornographiques,
par dessous les regard blessés, baignées
des saintes lumières, aux doux reflets
La pénombre
Dans l’immobilité de la croix
lentement le temps s’écoule
Dans l’immobilité de tes yeux
un cœur battait, se balançaient
de silencieux tourments
Dans ta bouche la nuit
Sous des affiches d’embellies
le soleil humide luit,
Pomona achève son fret.
Les murs gris, l’asphalte désert,
dans les caniveaux coule ma peine
quand Haute-Ville
par deux fois me rappel
au
Merci beaucoup d\'avoir lu, les remarques (hormis les ^: c\'est la faute du correcteur) ne sont pas justifiées pour ma part (je le dis sans amertume évidemment)
\"au raz des caniveaux\" : c\'est
Ici la terre verse des larmes
Des larmes crues
Doucement versent au fossé
Un merle chante encore
Dans l’ocre vert des feuillages
On entend des voix d’hommes
Ainsi doucement le visage se
Des bouches horribles au raz des caniveaux ,
Nos cœurs se grisent, s’affolent
Les regard se cherchent
forcent la pénombre sans tain
Des bruits sourds claquent par dessus les macadam.
Il se