Ainsi seul, Il se retrouve, place centrale
Vide, de passant, de rumeur, toujours
La peur, à venir, par devant - par derrière,
Suinte l’angoisse du silence - du désert.
Entre deux bancs, sans
Il semblerait que dans la nuit
Un corps tout à sa peine fui,
Une ombre tout en douleur
La main au ventre pressée
Le souffle rance, encore
Tout en souffrance, il suit.
Petit poucet il le
Vie tourmentée, âme brisée,
Larmes et regrets biffés, décrire
Sur les murs de pâles émaux,
Morceaux de douleur en écho.
De la grande ville, de ses maux,
Toute une vie souffrir,
Poussière d’amour
Une touche de terre
Une goutte de ciel
Écume de mer ou
Mousse de lierre
Cela ne suffit
Alors,
De l’art éternel
Écrire un poème
Toujours le même
Les mots d’hier
À
Je dormais profondément
Quand soudain …
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Trop mûr, le fruit
A terre s’écrase,
L’arbre ne s’en émeut,
La fourmi, si
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Petit oiseau, bec bé
A roulé
Si de trop de désespoir
l’obscurité ne t’égare
Si le vent de trop d’orgueil
Ne réveil en nous la jalouse
Si la pluie sur mon visage
Y figure à tes larmes
Aux miennes s’y
Mouillent os et âme à Ouistreham,
C’est monochrome toute en grisaille
Un vieux châle tout en grosses mailles
Un vieux chat malade couvert de gale,
A St-Paul on vivait bien, tu t’en souviens
La
La montagne revêt tôt ce matin
Son indicible colère, gronde et scintille
Verse au pays de la terre
Rongée comme l’écume vielle
D’une mystique rivière.
Ne tremblent ni les saules ni les
Mourir écorché vif, dans la force de l’âge
Au hasard en public Je, s’abandonne et fuit,
Mourir à hauteur des avaloirs, mourir
Indigne, la tête en bas, de la pierre son égal.
Sur son ombre
Née Vieira Da Silva
Une chance pour l’art
Du chaos ressurgit la ville
De la Lumière vive en l’espace
Se forme et matière s’organise
La rive interpelle le Tage
S’interroge le cartographe
En
Il s’en est écoulé du temps depuis ces deux citations…des dizaines d'années pour le moins, au cours desquelles de nombreux crimes contre l'humanité ont été perpétrés...aujourd'hui en Syrie, des
Soir d’automne
Soir d’automne,
Au vieux cimetière,
Battements sourds
De cœurs morts
La mort sécrète
Une ombre de couleur
Dans le cœur rieur
Des somnambules
Sur son marbre froid
La
Passé entre les pierres
Le regard ceint de lumière
Il scrutait les cieux
Et nommait chaque lieu
Le fou lentement s’achemine
Sur les terres traversées
Sarclant de messages
Les esprits en
T’arrêteras-tu en chemin
Pour me parler de toi de moi
Si le vent souffle sauras tu
À son écoute me parler de nous
Si la pluie à mon visage
Fait bonne figure
De mes yeux prendras-tu
Un
La terre nocturne
Baigné de sueur
Un homme s’y noie
Les mots…
Morts dans ces jardins d’eucalyptus
Le linge sale aux abords des massifs
Une main se tend dans les fourrés
Un regard des
Une caravane, une chaise et elle…
Silhouette au bout de l’ornière,
Elle vit sur ce lopin de terre,
Nul ne sait d’où elle vient,
Elle a toujours était là.
Elle porte des habits de
A l’auvent d’un sombre immeuble,
En cet antre, rue gelée d’hiver,
Assis, les os contre pierre,
Pour ce cœur que nul n’envi,
J’ai souvent repensé ma vie.
Je verserais une larme à
A l’heure,
Il remontait le trottoir,
Il se dirigeait vers chez lui
Pour y prendre son dortoir,
Mais de chez lui, il en manquait,
Au hasard, c’était nulle part,
Pas de lit, juste des
Ce que je meurs pour toi
Pour ces heures égrainées
Des terres à caresser le blé
A t’aimer d’hiver comme en été
Pour cette heure partagée
Des fenaisons à cueillir les fruits
En toute
Écrire quelques mots
De la grande ville
Décrire ses maux
Sur la rue
Ouvrir sa palette de douleur
Du trottoir s’élève une œuvre
Une peinture sur un mur
Un cœur qui bat en fureur
Un
Innocent poème, bien à soi,
Bien trempé dans ce cœur
Qui souvent de douleur,
Cogne et rayonne en soi.
J’y prends soin, mais ne s’oublie
Au petit matin, se garde
Comme doigts dans la main
La vie durant.
Au petit matin encore
La tête couronnée de songe
Nous lui faisons cortège
Jeune et vieux laborieux
C’est autant de mensonges
C’est notre courage
Nos ardeurs nos maux
Elle est morte
Vielle seule et sale
Exilée, au pré d’ordure,
Cachée, d’une haie de buis
Une caravane, une chaise et elle…
Pauvre femme, on ne connaît d’elle
Ni l’âge ni le cœur,
Son
Solstices
Je pensais, vivre aujourd’hui,
C’est l’éternité,
C’était hier, hélas,
Sans penser, à demain.
Nous y avons cru, toi et moi,
À cet éternel printemps,
Dans tes yeux l’y