Poezie
Les veuves de l\'infini
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Il y a
cette aile de papillon que je te tends
aujourd’hui, en tremblant sous ta fenêtre.
Il n’y a personne
aux funérailles.
Ma main me fait mal et je peux plus.
Tu
restes quelque part derrière les rideaux,
en nourrissant tes poissons. Tu mets ta robe de chambre
et tu te mets au lit. Il y a
tellement d’accidents dans la rue. Je ne
sais pas, es-tu
là, avec quelqu-un, avec ... plus loin
je n’ose pas
je ne peux pas
penser ou aller. Je sais,
cette nuit je rêverai de nouveau
de toi. Il fait froid. Mon dos
rejoint la muraille et change en pierre
je
pleure
quelques dernières larmes, tristes dénouements.
Je deviens fluide et
me prépare à les rejoindre. Parfois
elles me semblent monstrueuses. Parfois
je vois mon visage dans leurs visages. La nature
a fait un bon travail. Leur vague
est prête pour m’emporter, elles
ont leurs bras de pieuvre largements ouverts. Ca
m’effraie, sincèrement
toutes ces madones aux yeux sculptés en pierre
avec leur bébés en pierre
en descendant du métro
créatures parfaites d’un départ inattendu.
Les veuves de l’infini
sont entrées chez moi hier soir
et depuis lors elles me chauffent et me confirment et pleurent
sur mon escalier, elles,
dont les cris ont renversé une fois des dieux.
Moi,
je me dis que Dieu
a eu raison, quand même,
au début
c’était la parole
une seule
non
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