Jadis enseignante, passionnée par un métier exigeant, je cultive , à la retraite, d'autres passions , dont celle de l'écriture poétique où je m'épanouis.
Si tu savais!
Les délices se jouent de nos esprits chagrins,
La langue ne résiste au sucre sur la main,
Cristaux blancs de l\'oubli, retour à notre enfance.
Autour de nos désirs, un
Bonifacio
Dévorées par la mer
Assaillies par les hommes
Tourmentées par le vent
En multiples assauts
Ses falaises de craie
Etraves de bateaux
Cinglent au long des jours
Vers le sud de la
RIEN !
Les hommes n’en sauront rien
Nous ne dirons pas l’innommable
Les cheveux coupés et les dents
Dont l’or rendait leurs yeux brillants
Nous ne dirons jamais la faim
Malgré cette
Bonne année
Au pays des merveilles, je commande l’année
L’année, l’année nouvelle que j’aimerais souhaiter
A ceux qui, sur la Terre , n’ont jamais vu la paix
Qui rêvent d’une aurore où
NOEL
Le bouleau est en cristal,
Sous un ciel de coton gris.
Froid dehors et chaud dedans
Où nos cœurs sont à l\'abri
Des tempêtes de l\'hiver.
Je reçois tous mes amours
En ce beau jour de
Noël bleu
C’est la fête à la bombance :
Noël ! Noël qui balance
Des guirlandes et du houx
Joujoux et brillants bijoux !
Des parfums, de la fourrure
De confortables voitures
Où l’on
Le Temps est assassin
Le temps est assassin qui grignote nos vies
Les ronge lentement et toujours nous poursuit.
Il trotte obstinément, seconde après seconde
Précipitant puissants et
Au bon plaisir de tes désirs
Plaisir de tes doigts amoureux
Explorateurs de mon échine
Plaisir d\'un bain qu\'on prend à deux,
Prélude à des heures câlines...
Plaisir de la
Un monde
La noirceur affreuse d’un monde
Où dans la rue, sans charité
Le pauvre, dans des trous immondes
S’éloigne de l’humanité
La terrible abjection du monde
Où l’enfant n’est pas
Les livres
Le monde ténébreux s’éclaire
A la magie d’une lampe voilée...
Ecartés les démons des funèbres soirées,
Fantômes noirs qu’une page exorcise .
La musique des mots m’est plus qu’une
Adoration
Oh comme ils sont mignons !
Je m’approche de toi
Pour mieux les contempler
Je les prends dans ma main
Je les palpe et les touche
Et puis, un peu coquin
Je les mets dans ma
Viens !
Saisie, froissée
Ma robe jetée
Exquises griffures
Sur ma peau en feu
L’eau de tes baisers
Le jeu de tes mains
Arabesques folles
Au creux de mes reins
Viens !
S’infuse en mes
Ta Langue
Ta langue serpentine
Au milieu de ma bouche
Je me sens déjà bien
Sans que rien tu ne touches
Ni mes seins , ni ma taille
Ni mes fesses
Non plus
Ta langue m’a suffi
Des mots
Elle avait, elle avait…
Des mots à talons compensés
Et des mots plus discrets
Se voulant compassés
Des mots violents et sans voilettes
Des mots jeunes à pirouettes
Rue de la Bougie
Elle avait allumé mon âme
A ses quinquets.
Ses joues pâles,
Sous le voile
De ses cheveux noirs,
Disaient
Trop de choses tristes
Sur sa santé.
C’était minable,
Cette
Cabinet de lecture
Lorsque vous vîntes,
Belle aimée
Me retrouver en ma demeure
De nous aimer il était l’heure
Mais aux livres j’étais lié
Par une amitié singulière.
Pages ouvertes en
Jardin
Lorsque fleurit la nuit,
Au pays du silence,
S’éveille le coin bleu
Où tu t’en vas rêver.
Sous la lampe tulipe,
Attentive à tes yeux,
Des pages papillons
Frôlent ta main,
L’Unique
Tout le miel du Yemen
A ta bouche gourmande
En gouttes d’or bruni
Porteuses de parfums
Pour ton cœur désolé
Le miel de la jujube
Et le miel d’acacia
Baume de tes
La boulangère
Que chantait la boulangère
Ce matin au saut du lit ?
Que son mari la délaisse
Que d’elle il n’est plus épris
Il la quitte à la sauvette
Au beau milieu de la nuit
Elle
Valeureux Actéon, voici que je m’entête
A contempler le bain où tu barbotes, nue
Mais derrière ton dos, Diane, que caches-tu ?
Veux-tu pour me punir, me lancer à la tête
Une éponge mouillée,
Rencontre amoureuse
De ces premiers regards
En ondes fulgurantes
De ces premiers baisers
Ferveur et volupté
De ces mots balbutiés
Sur la pointe du cœur
De ces doigts frémissants
Sous
Nuages
Souffles purs d’anges blancs que la brise commande,
Vapeurs évanouies des grands lacs africains,
Ferveur immaculée des chants dominicains
Que l’azur ébloui reçoit comme une
Au creux d’un fruit
Et dans le creux d’un fruit
M’apparut ton visage,
Fleur de chair réfractée
Au regard sulfureux
Ta saveur a coulé
Dedans ma gorge en feu …
Depuis, la soif de toi
Et la rose, toujours…
Et la rose, la rose, et encore et toujours,
Qu’elle soit de satin, de somptueux velours,
Etamines tendues qui couronnent en grâce
La robe juponnée qu’un papillon