Jadis enseignante, passionnée par un métier exigeant, je cultive , à la retraite, d'autres passions , dont celle de l'écriture poétique où je m'épanouis.
Coureur invétéré
La vie était pour lui
De soies et de dentelles
De lits et de divans
Et d’amours passagères…
Pas sage, non, du tout
Il lançait ses bretelles
Par dessus les moulins
Et
Dans la caverne aux souvenirs
J’ai retrouvé nos mains tremblantes
Sous la puissance du désir
Baisers mouillés, regards brumeux
Regards, aimants vertigineux
Sous le feu de notre
Automne, forêt rousse où brasille un grand feu
De feuilles que le vent transporte sur son aile.
Automne des chemins, bel automne infidèle
Qui délaisse l'été pour des matins brumeux.
Senteur
De son mufle rosé qui va, bavant dans l'herbe
Tombent de longs filets ténus et scintillants
Qui sur le bord du pré où se couchent des gerbes
Laissent un beau feston de perles et
Le soleil qui se lève, une nuit étoilée
Des baisers sur la grève, un amour dévoilé
La douceur du silence aux regards échangés
Et toute la confiance en nos cœurs engagés.
Le temps de
Tu es mon chat, mon sphynx
Mon ami familier
Assis sur mes genoux
Tu aimes ronronner
Ce vibrato calmant
Qui vient à mon oreille
Dit ton contentement
Quand près de moi tu veilles
Avancer
Trouver au seuil du jour qui s’ouvre
Un espoir, le goût d’avancer
Comme l’enfant soudain découvre
Le rythme qui le fait danser
Ôter le voile de tristesse
Qui ensevelit nos
Si vert sera l'été par les volets ouverts
Qu'un souffle emportera notre àme vagabonde
Vers d'autres horizons : il est si grand, le monde !
Nous le contemplerons de nos yeux grands ouverts
Et
J'étais pour toi l'unique
Celle que tu avais choisie
Fleur de passion entre toutes les fleurs
Fleur qui avait éclos sous tes baisers amoureux
Fleur qui parfuma ta vie et sut
Enfances
par Marcek Aujourd'hui à 11:49
Enfances foudroyées par l'horreur de la guerre
Dans le crime et le sang répandu sur la Terre
Enfances arrachées au doux sein maternel
Pour
Sur le grand théâtre du monde
Le rideau n'est jamais baissé
Sur la terre à chaque seconde
Un drame nouveau est joué
Les acteurs souffrent sous les bombes
Meurent de soif, crèvent de faim
De printemps ou d'été
Brodés de gypsophile
Ou de brins enlacés
De serre ou de plein champ
De parc ou jardinet
Versant parfums légers
Senteurs voluptueuses
Fragrances recherchées
Ou arômes
Il pleurera toujours, mon coeur en déchirure
Sous le poids du tombeau qui s'est ouvert pour toi
Jamais ton souvenir, mon amour je le jure
Ne sortira du coeur qui ne bat que pour toi
Et ton doigt, comme il se doit
Servait à marquer la page
De nos ébats alanguis
Où nous étions presque sages
Nos bouches de-ci de-là
Dessinant quelques images,
Langues de feu et de
Sur le miroir des ans
Où s\'inscrivent nos vies
Je ne vois point de rides
A mon coeur palpitant
Il cogne encor bien fort
Et frémit à ta vue
Tout comme il frémissait
Quand nous avions
Refuge
Lorsque la vie était trop dure,
Que pleuvaient sur moi les ennuis
Et que m\'étouffaient les soucis,
Visqueux serpents
Du fond des nuits,
Je descendais sans bruit
Dans le
Un arbre à planter
Promesse d\'espoir
Promesse de longévité
En l\'honneur d\'un nouveau-né
Un arbre à escalader
Pour aller rêver
Pour s\'élever
Par le vent balancé
Un
MARS EN BOURGEONS
Mars en bourgeons nous met en fête
Criant à gorge déployée
Que le printemps nouveau est né.
L\'hiver fait la tête, morose
D\'avoir dû lui abandonner
Tant d\'oeufs au
Madame de Lentille
Madame de Lentille, en ses plus beaux atours,
Prétendait aguicher Monsieur de La Moutarde !
Triée sur le volet, fière de sa noblesse
Rien ne fait reculer cette belle
Offerte !
Sa chair se fendait pour moi,
Rose, nacrée, indécente
Sous ma langue gourmande
Sa peau laissait exuder
Un suc délicat, dont la quintessence
Exacerbait mon appétit
Des yeux, des
Colombe
Cet amour impérieux qui m\'amena vers toi...
Ton regard m\'éblouit, aux lueurs du mystère
La lune se leva, roucoula sur le toit
La colombe d\'amour aux ailes passagères.
La Rumeur
Elle se nourrit de ragots
Et se complaît en démesure
« Je vous le dis
La chose est sûre
Je le tiens de source informée ! »
Et vite de la propager…
De bouche à oreille
Elle
Cigarette
Chaque jour je t’allume, ardente cassolette
Incendie ténébreux rôtissant mes poumons
Généreux encensoir d’où monte l’indiscrète
Auréole bleutée, à l’assaut de mon front.
Rien
Au cœur du souvenir
De tendres souvenirs
Se réveillent soudain
Au seul bruit de mes pas
Dans la maison déserte.
L’âme de tous ces jours
Qui ne reviendront pas
Vacille, feu