A Adolphe Gaïffe
de Odelettes
de Théodore de Banville(2011)
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Jeune homme sans mélancolie,
Blond comme un soleil d\'Italie,
Garde bien ta belle folie.
C\'est la sagesse ! Aimer le vin,
La beauté, le printemps divin,
Cela suffit. Le reste est vain.
Souris, même au destin sévère :
Et, quand revient la primevère,
Jettes-en les fleurs dans ton verre.
Au corps sous la tombe enfermé,
Que reste-t-il ? D\'avoir aimé
Pendant deux ou trois mois de mai.
\" Cherchez les effets et les causes \",
Nous disent les rêveurs moroses.
Des mots ! Des mots !... Cueillons les roses !
