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Brise marine

de Stéphane Mallarmé(2004)

1 min lectură

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La chair est triste, hélas ! et j\'ai lu tous les livres.
Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D\'être parmi l\'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l\'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l\'adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu\'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

Despre aceasta lucrare

Tip
Poezie
An
Cuvinte
140
Citire
1 min
Versuri
16
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Stéphane Mallarmé. “Brise marine.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/stephane-mallarme/poezie/brise-marine

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