Paul-Marie Lapointe
(n. 22 Sep 1929)
"Paul-Marie Lapointe est né à Saint-Félicien, le 22 septembre 1929 et il a étudié au Séminaire de Chicoutimi, au Collège Saint-Laurent et enfin à"
Niciun text în limba română.
Texte în alte limbi:
Chaque jour
chaque jour une terre assassinée ensevelit ses hommes soleil tonitruant jaloux des espèces différentes et du tournoiement des veuves
Portrait de jeune fille brune
visage de lanterne sourde ô beau visage surgi de la sombre terre qui éclaires-tu de ce regard aux lèvres rouges ? quel ancêtre se consume de
Libellule
Libellule dont j’ai lu le tracé cabossé dans le ciel qui est-elle ? tige avide dans le vide toutes ailes et dentelles où est-elle
Une
mille amoureuses m’extraient de la mort me tirent de la terre mille amoureuses toujours la même l’automne elles s’envolent de moi puis
Douce tentation
à quoi succombent les fleurs et tes seins au soleil à la nuit à la caresse de mes mains à la hantise des parfums à la douce tentation de
Un tigre a mille…
Un tigre a mille courtisanes dans les griffes mille langues mille ventres de jardins dans la nuque Pavots des cheveux dans le jour des mains
Martin-pêcheur
haut perché martin-pêcheur dont plonge l’œil à bec acéré que ramène-t-il du lac immobile où se jeter ventre ailé ? une ombre ? une proie
Je suis une main…
Je suis une main qui pense à des murs de fleurs à des fleurs de murs à des fleurs mûres. C’est pour regarder la vie que je lis
Amoureuse
amoureuse thé des bois par touffes répondant au soleil amoureuse salubrité conquise au-delà des murs et telle qu’une savane progresse vers le
Ils sont des mots…
Ils sont des mots de poitrines bleues des paroles décapitées dans les antiennes sans yeux les poux de la famille dans la baignoire ils sont le
Je vous aime mienne…
je vous aime mienne donne-moi la mornifle la masse la chape du tigre les écuyères les plus tremblantes aux croupes de fard aux abois sans
Oiseau noir aux ailes rouges
bouche cousue mon âme personne ne me parle plus ni rien ni personne sinon le cri strident du carouge l’oiseau noir aux ailes rouges dont
La bouche forme le centre vif…
La bouche forme le centre vif le cœur de cette planète d’écriture qui est la figuration du monde horizontale étendue sans monts sans mers vers
Nuit de corneille…
nuit de corneille moire aux ailes battant le blanc quand les plumes s’acharnent le jaune l’or l’ocre clair entre le champ et l’air créant le
