Tu es si frêle
de Mihai Eminescu(2004)
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Mediu
Tu es si frêle que tu ressembles
A la fleur blanche du cerisier.
Ange ressortant parmi les hommes,
Sur mon chemin tu apparais.
A peine le tapis tu frôles,
La soie résonne sous tes pas
Et de la tête aux pieds, légère,
Pareille au rêve qui flotte tu vas.
Des draperies de ta robe longue
Telle que le marbre tu surgis -
Mon âme s\'accroche aux yeux humides
De larmes et de bonheur remplis.
O, songe des amours heureux,
Toi, mariée d\'un conte de fées,
Ne souris plus, car ton sourire
Me montre combien douce tu es,
Combien tu peux d\'une nuit de charmes
Mes yeux assombrir à jamais
Et de ta bouche aux chauds murmures
Et de l\'étreinte de tes bras frais.
Soudainement une idée passe,
Un voile sur ton regard brûlant -
C\'est l\'ombres des désirs si tendres,
C\'est bien le noir renoncement.
Tu pars et je t\'ai bien comprise,
Perdue pour toute l\'éternité
Tes pas je ne veux pas les suivre,
Toi, de mon coeur, la mariée !
Que je t\'ai vue, c\'est bien ma faute
De moi toujours non-pardonnée.
Pour expier mon rêve-lumière
En vain la main droite je tendrai.
Je te verrai comme une icône
De la très pure vierge Marie,
Portant sur ton front la courrone.
Quand viens-tu ? Où es-tu partie ?
Traduction : Veturia Draganescu-Vericeanu
