Troisième lettre
Extrait
de Mihai Eminescu(2006)
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Mediu
-Un vieillard, oui, Sire, mais si vous voulez bien,
Il n\'est pas un manant, mais prince des Roumains ,
Et je ne voudrais pas que vous nous connaissiez
Ni que le grand Danube avale vos armées.
Beaucoup vinrent ici, depuis cet hôte inique,
Ce Darius d\'Istaspe dont parle les chroniques,
Sur le Danube on fit, dans le temps un grand pont
Sur lequel ont passé conquérants d\'horizons.
Des rois qui n\'avaient plus de place dans l\'univers
Tous sont venus chez nous quérir eau et terre;
Je ne veux me vanter, ni vous épouvanter
Tous se firent terre, eau, à leur triste arrivée.
Vous êtes fier d\'avoir plongé au noir néant
Les superbes armées d\'empereurs, de vaillants?
Et fier que l\'Occident contre vous se leva?
Que voulait l\'Occident, pourquoi tout son combat ?
Ils voulaient arracher de ton front les lauriers
La gloire de la foi cherchaient les chevaliers.
Moi? Je défends ma terre, les fils de mon pays,
Tout ce qui bouge ici, hommes, ruisseaux, taillis,
Tous sont mes bons amis, ennemis envers vous,
Car tous vous haïront soulevés tout d\'un coup,
L\'amour de la patrie est un mur de granit
Qui ne craint pas ta gloire, ô fameux Bayazid!
Despre aceasta lucrare
- Autor
- Mihai Eminescu
- Tip
- Poezie
- An
- 2006
- Curent
- Romantism
- Cuvinte
- 200
- Citire
- 1 min
- Versuri
- 24
- Actualizat
Cum sa citezi
Mihai Eminescu. “Troisième lettre.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/mihai-eminescu/poezie/troisieme-lettreIntrebari frecvente
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